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Bienvenue sur la partie dédiée aux urgences pédiatriques ophtalmologiques.

 

Urgences traumatiques

Urgences non traumatiques

 

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QCM du DIU urgences pédiatriques

Ophtalmologie

Pr Gain, Dr Thuret, Pr Maugery

CHRU de St-Etienne

 

QCM 1 : Traumatologie 1 : épidémiologie (cochez la ou les réponses justes, pas de patron de réponse)

  1. il faut savoir parfois évoquer un syndrome des enfants battus devant une contusion oculaire (hémorragies rétiniennes du nourisson, hyphéma du grand enfant) ou une plaie du globe
  2. le corps étranger superficiel chez l’enfant (« paille de cornée ») est plus souvent métallique que végétal ou animal (élytres de petits coléoptères)
  3. les traumatismes oculaires par forceps sont rares et peuvent se révéler immédiatement par un œdème de cornée ou plusieurs années plus tard par un astigmatisme géant responsable d’une amblyopie
  4. bien que rare chez l’enfant, il faut savoir évoquer un corps étranger profond en cas d’accident oculaire dans les circonstance suivante « marteau contre pièce métallique ou pierre par exemple »
  5. parmi les cataractes de l’enfant, le traumatisme est une des causes fréquentes, après les idiopathiques, héréditaires, et celles de la trisomie 21

QCM 2 : Traumatologie 2 : séméiologie (cochez la ou les réponses justes, pas de patron de réponse)

  1. il faut penser à chercher une plaie de sclère face à une plaie transfixiante de paupière supérieure (fléchette par exemple)
  2. les plaies du globes nécessitent chez l’enfant une réparation en urgence extrême, quelle que soit l’état de vacuité gastrique de l’enfant
  3. les morsures de chien arrachent souvent l’angle interne des paupières et peuvent arracher le ou les canalicules lacrymaux dont la réparation est alors délicate et nécessairement sous anesthésie générale
  4. l’une des complications spécifique des plaies perforantes de l’enfant est la survenue d’une amblyopie si l’accident a eu lieu avant la fin de la maturation du système visuel c'est-à-dire avant 10 ans
  5. l’ophtalmie des ultraviolets (vacances au ski ou à la mer sans lunettes filtrant réellement les UV) crée une kératite volontiers dans l’aire de la fente palpébrale, douloureuse mais guérissant spontanément en 4 ou 5 jours

  QCM 3 : Traumatologie 3 (cochez la ou les réponses justes, pas de patron de réponse)

  1. il faut penser à vérifier la vaccination antitétanique face à une hémorragie sous conjonctivale contusive, particulièrement chez l’enfant
  2. en cas de suspicion de plaie du globe, il convient de mettre une pommade antibiotique, une coque sur l’œil plutôt qu’une compresse, laisser à jeun, demander l’autorisation d’opérer et adresser en service de chirurgie ophtalmologique
  3. le meilleur geste après une projection oculaire de caustique est la neutralisation avec le produit adapté
  4. les quinolones sont une des meilleures classe d’antibiotiques généraux pour leur diffusion endoculaire et leur efficacité, on les utilisera s’il le faut, même chez l’enfant, en cas d’endophtalmie post perforation oculaire
  5. les lunettes prescrites chez l’enfant sont nécessairement incassables afin d’éviter les plaies par bris de verre

QCM 4 : Urgences non traumatiques : épidémiologie (cochez la ou les réponses justes, pas de patron de réponse)

  1. un chémosis peut effrayer les parents et les amener à consulter en pleine nuit, très inquiet. Celui ci témoigne souvent d’une allergie conjonctivale
  2. la conjonctivite allergique peut se voir en dehors de toute atopie, elle peut être très invalidante mais évolue souvent favorablement à l’adolescence
  3. la kératite herpétique chez l’enfant est rare, unilatérale, bien moins fréquente que la conjonctivite ou kératoconjonctivite épidémique à adénovirus ou autres virus banals
  4. l’hémorragie sous conjonctivale spontanée est rare chez l’enfant et doit faire éliminer en priorité un plaie de sclère sous jacente
  5. le glaucome aigu par fermeture de l’angle est plus fréquent chez l’enfant que l’uvéite antérieure (encore appelée iridocyclite ou iritis)

QCM 5 : Urgences non traumatiques : séméiologie (cochez la ou les réponses justes, pas de patron de réponse)

  1. face à un œil rouge non traumatique, les deux questions les plus pertinentes à poser pour orienter le diagnostic étiologique sont « voyez vous moins bien ? » et « avez-vous mal à l’œil ».
  2. l’uvéite antérieure peut compliquer ou révéler une maladie rhumatismale de l’enfant et se compliquer de cataracte secondaire
  3. face à une baisse visuelle rapide à œil blanc et indolore, il convient d’adresser en ophtalmologie pour faire le fond d’œil, la choriorétinite toxoplasmique étant un diagnostic possible chez le petit voir le grand enfant
  4. la dacryocystite aiguë du nourrisson existe, tout comme les chalazions récidivants plutôt chez les enfants plus grands
  5. en dehors d’un service d’ophtalmologie disposant d’une lampe à fente (biomicroscope), l’examen oculaire d’un enfant est facilité en position couché à plat, après instillation de collyre anesthésique (en lui disant « qu’il va piquer une minute puis qu’il ne sentira plus rien ») et une loupe dermatologique si on en a une à sa disposition

  QCM 6 : Urgences non traumatiques : thérapeutique (cochez la ou les réponses justes, pas de patron de réponse)

  1. la cortisone en collyre doit être d’utilisation limitée dans le temps chez l’enfant (comme chez l’adulte) car il y a risque de cataracte secondaire et de glaucome aigu à angle fermé
  2. presque tous les collyres AINS existent mais sont hélas contrindiqués chez l’enfant en raison du risque de perforation cornéenne
  3. les avantages des pommades par rapport aux collyres sont l’effet antalgique de la pommade elle-même et l’action prolongée. Elles sont à ce titre utiles chez l’enfant récalcitrant
  4. le retournement de la paupière supérieure se fait idéalement aisé d’une attache parisienne (même en province) ou d’un capuchon de stylo Bic (ou autre marque) et peut être utile en cas de suspicion de corps étranger superficiel sous palpébral ou pour visualiser des pavés de conjonctivite allergique
  5. la déformation pupillaire (parfois en « trèfle ») est une complication des uvéites antérieures et témoigne de synéchies irido-cristalliniennes contre lesquelles il faudra lutter par la cortisone locale et l’atropine locale

Réponses

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réponses

QCM1 : 1 3 4 5
QCM2 : 1 3
QCM3 : 4 5
QCM4 : 1 2 3 4
QCM5 : 1 2 3 4 5
QCM6 : 1 3 4 5

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