CATARACTE
Pr Philippe Gain,
Dr Gilles Thuret
Responsable du document : Pr Philippe Gain
Dernière mise à jour : 17 février 2003

III - DIAGNOSTIC POSITIF (se pose, repose, impose )
1 - Se pose chez un sujet qui consulte pour des signes fonctionnels à type de...
1 - Nouveau né ou nourrisson porteur dune pupille blanche (leucocorie)
2 Adulte ou sujet âge qui présente une baisse d'acuité visuelle progressive
1 - Du Nouveau Né = dite cataracte congénitale (rare : 1 sur 1000)
2 - Du petit enfant (de 1 an à 18 ans) (rare, 1 sur 100)
3 - De ladulte ou du sujet âgé (le plus souvent, 99 sur 100)
Pr Philippe Gain, Dr Gilles Thuret
C'est lopacification totale ou partielle du cristallin. Pathologie le plus souvent bilatérale, souvent relativement symétrique. Cest généralement une maladie du sujet âgé au-delà de la soixantaine.
Le zéro au cadre : opacification de la cornée ! ! !
Intérêt de la question : le diagnostic positif, les étiologies et les principes du traitement.
II - RAPPEL ANATOMIQUE
Le cristallin est une lentille biconvexe, convergente (puissance de + 20 dioptries, c'est après la cornée le second dioptre oculaire), il est situé dans le segment antérieur de l'il, plus précisément dans la chambre postérieure.
Il a 2 propriétés ; il est transparent (sinon c'est la cataracte !) et il est souple, permettant laccommodation (passage vision de loin à de près). Si le sujet est opéré (avec ou sans cristallin artificiel d'ailleurs), il faudra donc pallier à labsence daccommodation par une lunette additionnelle de près (à ne pas oublier en QI).
Du point de vue anatomique, il comprend deux capsules (ant et post), un noyau et un cortex (comme un abricot ). Ces capsules sont très fragiles : si elles sont perforées (traumatisme perforant par exemple), le cristallin sopacifie très vite, parfois en quelques heures ou quelques jours. De plus, quand on opère de la cataracte en extra-capsulaire (manuelle ou par ultrasons), il faut prendre garde à ne pas casser cette capsule postérieure
III - DIAGNOSTIC POSITIF (se pose, repose, impose )
1 - Se pose chez un sujet qui consulte pour des signes fonctionnels à type de :
baisse dacuité visuelle (BAV) progressive, lente, sur des mois, des années, voire des dizaines dannées dun ou des deux yeux, parfois de façon asymétrique
Lexpression imagée : le sujet dit voir comme à travers un " verre dépoli ou une chute deau "(doù le nom de cataracte)
parfois des petits signes de valeur, surtout au début : (tombent en QCM)
éblouissement, dû à la diffraction de la lumière à travers des opacités.
diplopie ou même polyplopie (tri, quadri ) monoculaire par cette même diffraction due aux opacités débutantes. Attention bien dire diplopie monoculaire ! ça nest pas une paralysie oculomotrice ! ! !
survenue dune myopie chez un sujet âgé, dite myopie cristallinienne qui est due à laugmentation du pouvoir de réfraction du cristallin qui fait alors converger les rayons lumineux des objets vus de loin en avant de la rétine. Le sujet âgé (donc presbyte par définition) arrive à quitter ses lunettes pour lire son journal car il débute probablement une cataracte dun type particulier : la cataracte nucléaire (Tombe en QCM)
2 - Repose sur lexamen clinique
2-1 Inspection simple : parfois parlante
Parfois parlante, si la cataracte est très évoluée, on arrive à observer une leucocorie (reflet blanc dans la pupille) Parfois simple couleur "un peu marron" dans la pupille.
Parfois on retrouve une perte du reflet rétinien normalement bien rouge sur une photo au flash (non équipé d'un dispositif anti-yeux rouges ). Ce signe est de valeur pour les cat. congénitales car lenfant ne se plaint de rien et la découverte est parfois faite par la mère qui remarque une disparition dun reflet pupillaire sur la photo d'anniversaire.
2-2 Examen à la lampe à fente (LAF) : fait le diagnostic et précise le type de cataracte.
La LAF, par sa coupe optique du segment antérieur, permet dobserver en profondeur les capsules, le cortex et le noyau. Les (2) pupilles doivent être dilatées bien sûr
Il en existe deux types :
totale (cristallin devient totalement blanc laiteux ou blanc roux, couleur "pastille pulmol®")
partielle : on décrit de nombreuses formes anatomiques, parfois intriquées (ex : cat cortico-nucléaire) dont seules certaines ont un intérêt pratique à connaître de létudiant.
sous capsulaire postérieure ++ : elle sobserve souvent dans les cataractes secondaires notamment au diabète, aux traumatismes contusifs et aux médicaments (corticoïdes) (tombe en QCM). A signaler que cest en fait le cortex sous la capsule postérieure qui est opaque, la capsule elle-même reste claire, on peut donc parfaitement lopérer classiquement en extra-capsulaire.

nucléaire ++ : amusante à connaître car peut provoquer une myopie cristallinienne. Cest aussi une des plus fréquentes cat liées à lâge (tombe en QCM)

corticale : en fait cest le cortex de la périphérie du cristallin qui sopacifie, le noyau reste clair et le sujet nest donc pas gêné. Cest la plus fréquente des cat liées à lâge et elle nest généralement pas à opérer car pas gênante.
dans la cataracte congénitale, on décrit des dizaines de formes cliniques sans grand intérêt à votre niveau.
régression : jamais !(sauf lexceptionnelle cataracte de la galactosémie qui peut diminuer avec le régime sans galactose) (tombe en QCM). Aucun collyre anti-cataracte na à ce jour defficacité scientifiquement prouvée !
stabilisation de façon imprévisible
totalisation sur une durée imprévisible ; peut évoluer au maximum vers la cataracte dite morganienne : le cortex se liquéfie et le noyau tombe au fond des capsules (aspect en " coucher de soleil " à la LAF)

Lexpression imagée : " le coucher de soleil , cest la cat morganienne hyperévoluée "
complications (rares dans nos pays car les cataractes sont opérées avant !)
glaucome secondaire : par soit blocage de la pupille par un gros cristallin (car en plus de vieillir en sopacifiant, le cristallin augment aussi de volume) soit par la libération de ses protéines génératrices duvéite qui peut se compliquer dhypertonie
inflammation endoculaire : uvéite " phacoantigénique " par libération du contenu du cristallin qui se liquéfie au travers des capsules qui finissent par devenir poreuses. Ces protéines cristalliniennes sont inconnues de lorganisme qui développe une réponse auto-immune (phako antigénicité), dont le mécanisme est identique aux stérilités auto immunes (contre les spermatozoïdes)
Il se pose de façon tout à fait différente selon l'âge : chez le nourrisson, il ne faut pas attribuer toute leucocorie à une cataracte ; chez le sujet âgé, chez qui la cataracte est si fréquente, il convient au contraire de ne pas attribuer toute baisse de vision progressive à une cataracte
1 - Nouveau né ou nourrisson porteur dune pupille blanche (leucocorie)

La cataracte congénitale est certes la cause la plus fréquente de leucocorie. Mais il y a dautres causes : (tombent en QCM)
rétinoblastome : tumeur maligne de la rétine dorigine embryonnaire rare (1/16000 naissances) très caractéristique parfois héréditaire (dominant autosomique) et parfois bilatérale (1/3). Le traitement est souvent lénucléation si unilatéral, si bilatéral : association chimio et radiothérapie pour tenter de ne pas énucléer les 2 yeux ! La tumeur est blanche et pousse derrière le cristallin donnant un reflet blanc dans la pupille.
fibroplastie rétrolentale (synonyme de rétinopathie des prématurés) : elle était liée à une hyperoxygénation mal contrôlée de grands prématurés. Devenue rare depuis le contrôle de loxygénation par capteurs cutanés (1 cas tous les 10 ans). Loxygène provoque sur les vaisseaux rétiniens immatures une vasoconstriction, sen suit une ischémie rétinienne puis une prolifération de néovaisseaux qui vont se compliquer dun décollement rétinien tractionnel. Cest ce décollement rétinien (en général bilatéral) qui va se rétracter derrière le cristallin (rétrolentale = derrière la lentille cristallinienne) et provoquer la leucocorie. Le pronostic est généralement effroyable
2 Adulte ou sujet âge qui présente une baisse d'acuité visuelle progressive :
Lessentiel est de ne pas attribuer toute BAV à une cataracte, cause si fréquente. Dautres causes sont possibles également et en arrière dune cataracte telles :
rétinopathie diabétique (intérêt de lERG) dautant que le diabétique fait souvent les deux en même temps !!! (la complication n°1 du diabète est la rétinopathie, la n°2 la cataracte)
dégénérescence maculaire liée à lâge (cf. question BAV lente), cause la plus fréquente de mal vision du sujet de plus de 80 ans en France
décollement rétinien (intérêt de lécho B si on ne voit pas le fond d'il).

Donc, des examens complémentaires seront faits pour explorer le fond dil s'il est invisible : ERG ou écho en particulier sans oublier lexamen du FO controlatéral si le cristallin le permet !
Les causes sont classées ici en fonction de lâge (lancienne classification des cataractes étant dépassée ...). Le plus souvent pathologie du sujet âgé (99 fois sur 100). Plus le sujet est jeune (60 ans ), plus on a des chances de trouver une étiologie (par linterrogatoire).
1 - Du Nouveau Né = dite cataracte congénitale (rare : 1 sur 1000) :
Trois causes à retenir : (tombe en QCM)
idiopathique = absence de cause connue : la plus fréquente !
cataracte héréditaire : moins fréquente, tous les modes de transmissions morganiens possibles (DA, RA ou RX), intérêt du conseil génétique pour lavenir. Ces cat sont soit isolées, soit associées à dautres anomalies oculaires (microphtalmie, glaucome congénital, dysplasie rétinienne ) aggravant alors le pronostic. Enfin elles peuvent être associées à des maladies génétiques très nombreuses (des centaines ! !, pas du niveau étudiant), la cat peut alors aider le clinicien pour le diagnostic positif et le conseil génétique. A linverse, face à ces maladies génétiques penser à montrer lenfant à lophtalmologiste pour éliminer une cat. parfois alors à opérer (ex : synd de Löwe etc ).
rubéole : triade de Gregg associant cataracte +surdité+malformation cardiaque. La cat rubéolique se voit heureusement de moins en moins de part la généralisation de la vaccination anti rubéolique (1 cas en 10 ans dans mon expérience)
Le zéro au cadre : toxoplasmose car la toxo congénitale donne des choriorétinites et non pas (ou presque pas) des cat congénitales ! ! !
2 - Du petit enfant (de 1 an à 18 ans) (rare, 1 sur 100) :
galactosémie congénitale : maladie métabolique, lintérêt de la connaître est que la cat peut régresser avec le régime sans galactose (tombe en QCM)
hypoparathyroïdie (doser la calcémie)
trisomie 21 : la cat est fréquente dans la tri 21. A rechercher car une chirurgie peut améliorer leur comportement visuel et psychique.
Pour les savants : les autres signes oculaires de la tri 21 (pour les savants) : kératocone, myopie, taches blanches de Bruschfield sur liris, décollement de rétine, obliquité dite " Mongoloïde " des paupières (doù la mauvaise ancienne appellation)
3 - De ladulte ou du sujet âgé (le plus souvent, 99 sur 100) :
3-a - La presque totalité des cas : pas de cause connue , cest la cataracte dite " sénile "
Touche le sujet très âgé (75 ans, 80 ans ) ou parfois moins (65 ans). Elle est souvent bilatérale, parfois asymétrique, évoluant sur des années très lentement. La cataracte corticale est très fréquente, mais non gênante. A linverse, la cataracte nucléaire myopise (le sujet presbyte quitte ses lunettes pour lire) et la sous caps postérieure gène beaucoup à la fois de loin et près. La cause de la cat liée à lâge est inconnue, on suspecte le rôle des ultra-violets ? (incidence un peu plus fréquente et âge plus jeune pour les professions exposées telles agriculteurs, marins ...) mais il ny a probablement pas que ça
A retenir : pas de bilan étiologique si cat à 85 ans ! ! ! (simple interrogatoire)
3-b- Le reste, surtout si sujet de moins de 60 - 65 ans et surtout si elle est unilatérale.
On suspectera une cause.. On fera alors un bilan étiologique rapide commençant par linterrogatoire +++ (le plus pertinent et gratuit !), lexamen général ++ et éventuellement suivi dexamens complémentaires dont la glycémie, la radio crâne, etc
Il y a alors un listing de causes à retenir, en insistant sur les plus fréquentes (belle QI)
traumatisme +++
contusion du globe (directe et violente) (intérêt médico-légal). Typique dans certains sports comme la boxe
plaie (il crevé). La cat peut être immédiate (quelques heures) ou secondaire (quelques semaines)
plaie + corps étranger intra oculaire qui a pu passer inaperçu : on fait donc une radio de lorbite (ou un Blondeau) si un sujet jeune se présente avec une cataracte unilatérale, surtout sil sagit dun travailleur manuel ou dun bricoleur (marteau + burin) et que linterrogatoire laisse un doute
maladie oculaire sévère : uvéite antérieure (cf question), luxation du cristallin (dans la maladie de Marfan), myopie forte (aux environs de -20,00 dioptries).
cause endocrine +++
diabète sucré ID ou NID surtout sil est mal équilibré et ancien (donc dosage de la glycémie facile). Ce sont souvent des cataractes sous capsulaires postérieures +++. Chercher une autre cause de baisse visuelle en particulier rétinopathie diabétique (examen du FO controlatéral, ERG bilatéral, angiographie de lil controlatéral)
hypoparathyroïdie (tombe en QCM) donnant volontiers des cataractes polychromes (belle couleur rouge et verte).
médicaments : corticoïdes +++ .Quils soient en collyre, per os voir IM (corticoïdes retard) mais surtout si à forte dose et de façon prolongée (cortisone collyre pour une conjonctivite allergique ou encore cortisone orale pour une maladie de système, un greffé rénal ) La fo clinique réalisée est généralement de type sous capsulaire postérieure . On fait donc un examen ophtalmologique une fois par an si cortisone au long cours +++ à la recherche dune cat (LAF après dilatation pupillaire) mais aussi un glaucome chronique secondaire (prise PIO au tonomètre).
agents physiques (rares ! parfois maladies professionnelles)
grandes chaleurs (travailleurs des hauts fourneaux)
électrocution + (cataracte parfois tardive, intérêt médico-légal, car peut faire rouvrir le dossier dAT) (tombe en QCM)
radiations (ex : cancer de la face, rare depuis la radioprotection efficace)
maladies dermatologiques (rares) dites cataractes syndermatotiques : se voient dans des eczémas généralisés gravissimes
Lexpression imagée : " la cataracte qui ne vous lâche pas la main, cest le Steinert "
homocystinurie (rarissime !).
Donc bien penser à 3 causes majeures et fréquentes : traumatisme (radio), cortisone (ordonnance), diabète (glycémie).
aucun collyre préventif ! (placébos !).
bon équilibre dun diabète +++ peut permettre de prévenir ou déviter laggravation trop rapide dune cataracte débutante (tombe en QCM).
régime sans galactose pour la cat de la galactosémie (tombe en QCM).
2 - 1 médical
aucun collyre néclaircit le cristallin, pas dintérêt sauf psychologique ...
2 - 2 laser
pas de rôle dans le traitement mais rôle parfois pour un traitement complémentaire après une opération de la cataracte = la capsulotomie dune cataracte secondaire grâce au laser YAG qui ouvre la capsule postérieure, même au travers dun implant (le laser nabîme pas limplant).
2 - 3 chirurgical :
Méthodes : 2 choses à faire
- enlever le cristallin opaque (3 techniques existent, même si en 2000, cest le plus souvent une phakoémulsification qui est réalisée) :
- extraction totale intra capsulaire : abandonnée. On enlevait la totalité du cristallin, par une grande incision de la cornée (10mm), avec une cryode qui gelait le cristallin et permettait de lenlever en totalité, dans ses capsules (" intra-capsulaire "). Cette technique est quasi abandonnée car ne permettait que de mettre en place un implant de chambre antérieure, qui à long terme altère la cornée. De plus, risque élevé de DR (environ 5% à 10 ans) et doedème maculaire (environ 10% à 10 ans). Cette technique conserve 1 seule indication : la luxation du cristallin, car la zonule est fragilisée, le cristallin ne tient plus et il faut donc lextraire en totalité.
- extraction extra capsulaire : on respecte la capsule postérieure . Réalisable à tout âge, on peut opérer soit " à la main " au travers une incision de 8 mm, cest lextracapsulaire manuelle ou mieux avec un appareil à ultrason qui permet de casser le cristallin en petits fragments et de laspirer par une incision plus petite (3 mm environ), cest la phakoémulsification. (VIDÉO). Réalisée le plus souvent sous AL et en hospitalisation brève (1 ou 2 jours), voire en ambulatoire (ressort 4 heures après). Cest lintervention la plus réalisée en France (300000 par an). Environ 1 fois sur 2 après 1 à 5 ans, la capsule, claire au départ sopacifie à nouveau : cest la cataracte secondaire (le sujet consulte pour un brouillard visuel à nouveau " docteur, ma cataracte est revenue "). On utilise alors un laser YAG (Ytrium Argon Gaz) pour faire un trou dans la capsule, la capsulotomie au laser YAG, ce qui libère laxe visuel du sujet et lui rend immédiatement sa vision (VIDÉO)
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lunettes : sphériques convergentes de + 10 dt pour la vision de loin environ, et + 13 dt pour la vision de près (car na plus de cristallin donc daccommodation). Ce sont des lunettes dhypermétropie forte en fait. Très rarement utilisées actuellement sauf pour la correction de l'aphakie des cat congénitales bilatérales opérées.
lentilles de contact (+ lunettes pour lire). Difficile chez le sujet âgé (manipulation).
cristallin artificiel (implant, lentille) réalisé en plexiglas (depuis 1943) ou parfois dans des matériaux souples.
soit lentille de chambre antérieure (LCA) en avant de liris : autrefois, si on avait fait une extraction intra capsulaire. Il reste encore une indication de LCA : la rupture de la capsule postérieure importante lors de la réalisation dune extra-capsulaire.
soit lentille de chambre postérieure (LCP) : derrière liris, sur la capsule postérieure restante si bien sûr on a réalisé une extraction extra-capsulaire. On peut le caler soit dans le sulcus ciliaire (entre iris et corps ciliaire, soit mieux dans le sac capsulaire) ou mieux dans le sac capsulaire (position la plus physiologique et la mieux tolérée). Leur puissance est calculée en fonction de la longueur axiale de l'il (mesurée au centième de mm grâce à lécho biométrie A) et de la puissance de la cornée mesurée par lappareil de Javal. A noter : le porteur dun cristallin artificiel sappelle un pseudophake. On lui donne une carte de puissance de son implant.
Indications des techniques dextraction (retenir une chose : la cat standard, cest-à-dire celle du sujet âgé) :
cat liée à lâge (standard) : extracapsulaire par phakoémulification.
cat avec luxation du cristallin : intracapsulaire.
cat traumatique (perforation) : extraction au vitréotome.
cat congénitale : phakoémulsification ou vitréotome.
Indications de la correction de laphakie :
LCP : méthode de choix du sujet âgé, et possible si cat unilatérale.

LCA : quasi jamais sauf luxation ou rupture de la capsule peropératoire.

Lentille de contact : difficile si sujet âgé (manipulation) ou trop jeune (enfant). Possible si cat unilat. En pratique, méthode de choix pour la cat traumatique de ladulte jeune.
Lunettes impossibles si cataracte unilatérale car le déséquilibre de puissance de verre (rien dun il et + 10 de lautre = lanisométropie) induit une image agrandie de 30% insupportable pour le cerveau (= laniséicônie). Donc forcément si aphakie bilatérale. En pratique, cétait la correction dautrefois, avant larrivée des implants des années 1980. Cela reste la méthode la plus sûre de correction de laphakie bilatérale de lenfant (cat. congénitale).
Donc bien retenir :
lintervention de choix pour la cat du sujet âgé = extraction du cristallin en extracapsulaire par phakoémulsification ultrasonique et correction de laphakie par mise en place dun cristallin artificiel de chambre postérieure dans le sac capsulaire (en précisant le côté à opérer sinon zéro au cadre).
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