Chapitre 2

MOYENS D’EXPLORATION EN OPHTALMOLOGIE

Pr Philippe Gain

Responsable du document : Pr Philippe Gain

Dernière mise à jour : 10 février 2003

I - MOYENS D'ETUDE DE LA FONCTION VISUELLE

1) Mesure de l’acuité visuelle

2) Appréciation de la réfraction

3) Vision des couleurs

4) Champ visuel

5) Motricité oculaire extrinsèque

6) Moyens complémentaires physiologiques

II - MOYENS D'ETUDE DU GLOBE OCULAIRE LUI-MEME

1) Simple inspection

2) Examen à la lampe à fente

3) Fond d’oeil

4) Mesures de pressions

5) Examens complémentaires anatomiques

III - EN PRATIQUE, QUE FAIT-ON ?


MOYENS D’EXPLORATION EN OPHTALMOLOGIE

Pr Philippe Gain

I - MOYENS D'ÉTUDE FONCTIONNELLE

1) Mesure de l’acuité visuelle :

Elle consiste en son appréciation subjective d’abord en monoculaire puis en binoculaire. La mesure des faits, de loin (à plus de 5 mètres, considéré comme l’infini pour l’ophtalmologiste) et de près (à 33 cm environ).

Mnémotechnique : une bonne acuité visuelle, c’est 10/10 Parianud 1,5.

2) Apprécier la réfraction :

C’est la première cause de troubles de l’acuité visuelle (" ce qui est corrigeable par des lunettes "). C’est la première chose à vérifier face à un sujet qui consulte pour une baisse d’acuité visuelle progressive.

2-1) Dépistage :

On utilise le trou sténopéique : on lit avec un carton percé d‘un petit trou. Si le sujet présente un trouble de la réfraction, son acuité sera forcément meilleure au travers du petit trou.

2-2) Mesure :

3) Vision des couleurs :

Dépistage : test de confusion d‘Ishiara (école, armée, médecine scolaire).

Test de classement pour voir précisément le trouble : les troubles de la vision des couleurs se nomment les dyschromatopsies :

4) Champ visuel :

4-1) Dépistage :

Le champ visuel par confrontation avec celui de l’opérateur " au doigt " n’est qu’un débrouillage. Utilisé en Neurologie, pas assez précis en Ophtalmologie où les scotomes sont souvent petits.

4-2) On mesure grâce à des relevés :

5) Motricité oculaire extrinsèque :

6) Examens complémentaires physiologiques :

6-1) ERG (électrorétinogramme) :

il enregistre les potentiels d’action de la rétine soumise à la lumière, ce qui donne la valeur fonctionnelle des cellules sensorielles de la rétine.

6-2) PEV (potentiel évoqué visuel) :

c’est un EEG sélectif occipital : il étudie l’intégrité de la totalité de la voie optique, de la rétine au cortex. C’est un examen de choix pour diagnostic de la sclérose en plaque (elle présente souvent des symptômes oculaires inauguraux).

 

II - MOYENS D'ETUDE DU GLOBE OCULAIRE LUI-MEME

1) Inspection (lampe de poche) :

2) Examen à la lampe à fente :

Il permet la réalisation d’un examen en relief (binoculaire), grossi et en coupe, l’oeil étant visible par une fente lumineuse. C’est la méthode de choix pour le segment antérieur de l’oeil et particulièrement le cristallin (cataracte).

3) Fond de l’oeil :

4) Mesure des pressions :

4-1) ophtalmodynanométrie : tension de l’artère centrale de la rétine :

Cette mesure ne se fait plus car imprécise et supplantée par les moyens d’exploration directe de la circulation sanguine cérébrale (echo-doppler carotidien).

4-2) PIO (pression intra oculaire) :

C’est la pression qui règne dans la chambre antérieure de l’oeil

5) Examens complémentaires anatomiques :

5-1) Radiographies du crâne

3 sont de pratique courante en ophtalmologie :

Incidences spéciales : centrées sur le plancher orbitaire (fracture) sur les canaux optiques (gliome du nerf optique)

Toutes ces radios permettent de découvrir des calcifications intra-oculaires (rarissimes), des corps étrangers intra-oculaires (radio-opaques), des fractures du plancher de l’orbite (y penser souvent, surtout la blow-out chez l’enfant).

5-2) Echographie

5-3) Scanner

Précision équivalente à celle de l’écho B. Permet en plus l’étude de l’orbite et des nerfs optiques (exophtalmie). Utile pour certaines fractures (TDM cronale pour une fracture du plancher). Très utile pour les CEIO lorsque le FO ne permet pas de le localiser, que la radio n’est pas parlante.

5-4) IRM

Même remarque que pour le Scanner. Encore plus précis pour les tumeurs endo-oculaires ou surtout orbitaires . Attention : contre-indication formelle en cas de suspicion de CEIO (zéro à la question).

III - EN PRATIQUE : QUE FAIT-ON DEVANT LE MALADE QUI CONSULTE ?

1) Interrogatoire :

2) - Examen général : à ne jamais oublier, " l’oeil n’est qu’une petite partie de l’individu ".

3) - Examen ophtalmologique (il porte toujours sur les deux yeux) :

4) - Examens complémentaires éventuels de 2 ordres :

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