Chapitre 6

GLAUCOMES GÉNÉRALITÉS

GLAUCOME CHRONIQUE A ANGLE OUVERT

Pr Philippe Gain

Responsable du document : Pr Philippe Gain

Dernière mise à jour : 17 février 2003

LES GLAUCOMES – GÉNÉRALITÉS

I - DÉFINITION

II - RAPPEL ANATOMIQUE ET PHYSIOLOGIQUE

III - PHYSIOPATHOLOGIE DES GLAUCOMES

1 - Causes d’HTO :

2 - Conséquences de l’HTO :

IV ÉTUDE DES GLAUCOMES

1- Glaucome chronique à angle ouvert (GCAO)

2- Glaucome aigu à angle fermé (GAAF)

3- Glaucomes secondaires

4- Glaucome congénital

 

GLAUCOME CHRONIQUE A ANGLE OUVERT(GCAO)

I - Généralités

II – Signes cliniques et évolution (belle QI)

III - Diagnostic positif

IV – Formes cliniques

V – Diagnostic différentiel

VI - Traitement

1 - Buts

2 - Moyens

3 - Indications et résultats

4 - Surveillance +++

 


LES GLAUCOMES – GÉNÉRALITÉS

Pr Philippe Gain

I - DÉFINITION

Toutes maladies oculaires où la pression intra-oculaire PIO > 20 mm Hg associée à un retentissement sur le nerf optique. Cela exclue les hypertonies oculaires (généralement modérées) sans retentissement qui sont à surveiller car un certains nombre d’entre-elles vont finir un jour en … glaucome.

Attention à l’orthographe : glaucome ne prend pas d’accent circonflexe sur le o ! et il n’y a pas qu’un glaucome mais 4 types de glaucomes différents ! l’étudiant, lorsqu’on lui demande de quel diagnostic il s’agit, doit donc préciser le type de glaucome ! ! ! (sinon zéro au cadre).

II - RAPPEL ANATOMIQUE ET PHYSIOLOGIQUE

III - PHYSIOPATHOLOGIE DES GLAUCOMES

1 - Causes d’HTO

Il suffit d’imaginer le trajet de l’humeur acqueuse et d’en augmenter la sécrétion, en bloquer le trajet ou en diminuer l’élimination … un peu comme de la plomberie " fine "

1-1 Augmentation de sécrétion ciliaire : rare.

Classique dans les uvéites antérieures aiguës compliquées d’hypertonie oculaire (dite uvéite hypertensive, un des principaux diagnostics différentiels de la crise de glaucome aigu par fermeture de l’angle).

1-2 Blocage pupillaire :

Par le cristallin qui bloque l’orifice pupillaire, dans 2 circonstances.

l’une, fréquente, à mesure que l’âge avance : avec le vieillissement, le cristallin non seulement s’opacifie (c’est la cataracte), mais augmente de volume et peut alors provoquer un blocage de l’orifice pupillaire. On comprend que le glaucome aigu à angle fermé touche surtout le sujet âgé.

rare : blocage pupillaire par synéchies irido-cristalliniennes compliquant une uvéite antérieure aigue mal traitée. Le cristallin colle sur le rebord irien et empêche le passage de l’humeur acqueuse (voir question uveïte antérieure aiguë).

1-3 Diminution de l’élimination :

2 - Conséquences de l’HTO :

 

IV ÉTUDE DES GLAUCOMES

Nous étudierons de façon séparée les 4 grands types de glaucome (rappel : bien préciser de quel glaucome il s’agit sinon zéro au cadre). Les 2 premiers sont des QI, les 2 autres sont à bien connaître aussi (notamment le glaucome congénital, car c’est souvent l’accoucheur, parfois le médecin généraliste qui font le diagnostic)

Se reporter aux 4 cours correspondants :

1- Glaucome chronique à angle ouvert (GCAO)

2- Glaucome aigu à angle fermé (GAAF)

3- Glaucomes secondaires

4- Glaucome congénital

GLAUCOME CHRONIQUE A ANGLE OUVERT (GCAO)

Dr Philippe Gain

I - Généralités (tout à savoir par cœur +++ car tombe en QCM ou en QI) :

Encore appelé glaucome chronique, il s’agit du plus fréquent des 4 glaucomes : 5% de la population française est menacée de GCAO.

Il est en général bilatéral, parfois asymétrique, et souvent familial (20% d’hérédité retrouvée, mode de transmission mal connu mais il est important de rechercher une hérédité à l’interrogatoire).

Il débute en général vers 40 – 50 ans, parfois plus tôt dans certaines formes cliniques (cf plus bas).

Il est grave car traître, évoluant de façon insidieuse sans douleur ni rougeur ni baisse visuelle (sauf au stade terminal) pendant des années et source de dégâts irréversibles sur les 2 nerfs optiques. C’est ainsi une des principales causes de malvision dans les pays du tiers monde et une des principales en France.

Tout l’intérêt de la question réside dans la nécessité de son dépistage (comme l’hypertension artérielle !) par la mesure prise de PIO systématique à toute consultation ophtalmologique après 40-50 ans, c’est-à-dire l’âge de vos parents (le sujet consultant pour une presbytie généralement).

 

II – Signes cliniques et évolution (belle QI) :

L’expression imagée qui marque la mémoire : " la vision en canon de fusil, c’est le glaucome chronique au stade préterminal "

L’expression imagée qui marque la mémoire : " l’aveugle qui lit 10/10, c’est le glaucome chronique au stade préterminal ! "

Au stade terminal, on aboutira à une cécité totale par perte complète du champ visuel et de l’acuité visuelle centrale, si on ne fait rien. Cette cécité est totale et définitive sans douleur ni rougeur oculaire

III - Diagnostic positif

Il y a 3 signes positifs et 2 signes négatifs (tombe en QCM, l’oubli d’un des signes dans une question diagnostic positif vaut zéro au cadre). Point important, ces signes sont en général bilatéraux, plus ou moins symétriques !

L’observation des papilles, faite au biomicroscope et verre à 3 miroirs sur les 2 pupilles dilatées retrouvera 2 anomalies : une excavation papillaire (= creusement de papille) et une blancheur papillaire (de jaune normalement, la papille devient blanche). Au stade ultime, l’excavation est majeure, la paille est creusée en " chaudron " et tellement pâle qu’on parle de " cachet d’aspirine ".

L’expression imagée qui marque la mémoire : " le chaudron et le cachet d’aspirine, c’est la papille du glaucome chronique hyper-évolué "

Elles sont détectées par les relevés du champ visuel informatisés (pas au doigt !). Au début, simple élargissement de tache aveugle ou scotomes dans certaines aires (aire dite de Bjérum), puis amputation nasale puis de quasi tout le champ visuel. Ainsi au stade préterminal, il reste la vision centrale (vision tubulaire) et un petit ilôt de vision temporale. On comprend pourquoi, si l’atteinte est symétrique : ils ont un comportement d’aveugle même s’ils ont une conservation de l’acuité centrale (10/10). Puis au stade terminal, perte du champ central, c’est la cécité totale.

L’expression imagée qui marque la mémoire  " La vision en canon de fusil, c’est le glaucome chronique hyper-évolué "

Les 2 signes négatifs :

 

IV – Formes cliniques

Retenir que certaines formes particulières de glaucome chronique à angle ouvert ayant 3 particularités par rapport au GCAO simple : plus jeune (vers 30 ou 40 ans), HTO plus élevée donc plus grave, plus rapidement opéré (car traitement médical souvent insuffisant).

V – Diagnostic différentiel

VI - Traitement

1 - Buts :

2 - Moyens :

2-1 Traitement médical : il suffit le plus souvent (90% des cas).

Ce sont les collyres hypotonisants qui sont suffisants dans 90% des cas.

Point important +++ : ces collyres sont à instiller tous les jours (1 à 2 fois par jour), toute la vie, et dans les deux yeux. L’observance est donc capitale +++, il faut y veiller car c’est une maladie ne donnant pas de symptômes (comme l’hypertension artérielle !) et le sujet aura vite tendance à ne pas se traiter !

A noter, le recours à des hypotonisants oculaires per os (le Diamox® ) est exceptionnel au long cours car risque d’effets secondaires surtout hypokaliémie.

Pour le savant : connecte-toi à un site américain : http://webmd.lycos.com/content/dmk/dmk-article-5462104

2-2 Traitement au Laser (dans 9 % des cas).

 

2-3 Chirurgie (dans 1% des cas).

3 - Indications et résultats :

4 – Surveillance +++ :

 

 

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