Ancien Assistant chef de Clinique des Hôpitaux de Lyon
Praticien Hospitalier en Ophtalmologie
CHU de Saint Etienne

Pour en savoir plus consulte le site de la faculté de Saint Étienne
puis fais formation initiale, puis DCEM4 puis scrolle jusqu’à l’ophtalmo, là ou l’œil bouge…
ou va sur le site Ophtalmo du CHU de St-Etienne
et laisse toi guider !
L’érosion de l’épithélium cornéen : elle est consécutive à un traumatisme minime (coup d’ongle ou page de livre) ou surtout un corps étranger superficiel (« paille »). Suite à un meulage, la douleur est très vive, associée à une photophobie et un larmoiement. L’érosion est visualisée par l’instillation d’une goutte de collyre à la fluorescéïne. Le corps étranger superficiel doit être recherché à 3 endroits : fiché en pleine cornée (l’extraction est d’autant plus délicate que le corps étranger est central et ancien car il va rouiller très vite), sous la paupière supérieure qu’il faut savoir retourner systématiquement, ou encore dans le cul de sac conjonctival inférieur.
La contusion oculaire : les lésions induites par une contusion ( balle de squash, coup de poing...) sont de gravité variable : hyphéma (première cause d’hospitalisation, niveau de sang sédimenté dans la chambre antérieure qu’il faut bien rechercher), rupture de l’iris, luxation du cristallin, cataracte traumatique, oedème ou hémorragie rétinienne ou encore décollement rétinien contusif... Elles nécessitent un bilan complet en service d’ophtalmologie, le plus souvent au cours d’une hospitalisation brève.
Les traumatisme perforants : attention !, les perforations oculaires ne sont pas forcément les plus douloureuses. Il peut exister ainsi une plaie de cornée avec hernie de l’iris (penser à regarder la pupille) ou encore une plaie sclérale avec issue de vitré sans douleur oculaire majeure. Dans tous les cas, la présence d’une plaie oculaire impose une hospitalisation urgente en service d’opthalmologie : il faut placer une coque, dire de rester à jeûn, de ne pas se toucher l’oeil, ne pas tousser, ne pas fumer ..., et surtout s’assurer de la prévention antitétanique. En ophtalmologie, une antibiothérapie et une chirurgie réparatrice sous microscope opératoire sera entreprise d’urgence. La réalisation de radiographies orbitaires à la recherche d’un corps étranger intra-oculaire est par ailleurs systématique et médico-légale. S’il y a la notion d’un choc marteau contre burin ou pièce de métal, le corps étranger est certainement au fond d’œil (dans le vitré le plus souvent).
Les brûlures oculaires : les brûlures ultraviolettes lors du coup d’arc ou de l’ophtalmie des neiges sont fréquentes et bénignes et guérissent rapidement et sans séquelles. Les brûlures thermiques sont plus rares à cause du réflexe de clignement. Par contre, les brûlures chimiques par projection de produits basiques ou acides sont très fréquentes et parfois graves. Elles nécessitent un lavage immédiat, sur le lieu de travail des deux yeux et du visage avant le transfert dans un service spécialisé. Un nouveau lavage abondant, facilité par un écarteur et l’instillation d’un collyre anesthésique (Novésine, Cébésine, disponible en ophtadoses jetables) doit être refait par le médecin généraliste avant de montrer à l’ophtalmologiste.