CORRECTION D’EXAMEN DCEM2, DCEM3.

CORRECTION QUESTION RÉDACTIONNELLE

Pr M.H. Fessy

Complications d’une immobilisation plâtrée

 

{Syndrome Volkmaan => rétraction ischémique des fléchisseurs}

Syndrome des loges + explication

{Oedème Compression (nerf, artères, tendons...)}

Canal carpien

Déplacement secondaire

- cal vicieux

- pseudarthrose

CNS cutanés (escarres, compression, infection

CNS thromboemboliques

Raideur articulaire

Atrophie musculaire

Algodystrophie

Surveillance

P - sensibilité

Coloration cutanée

Mobilité - liberté extrémités

Douleur

Compression (pas trop serré)

Radiographies répétées

Plaquettes si HBPM

CORRECTION DOSSIER 1

Un jeune homme de 20 ans est victime d’un accident de moto ; il est admis au pavillon d’urgences. Le bilan permet d’éliminer toute lésion abdominale, thoracique ou crânienne. En revanche, ce bilan lésionnel objective une impotence fonctionnelle complète du membre inférieur droit avec une cuisse très augmentée de volume.

Que faut il rechercher par l’examen clinique sur le membre traumatisé ?

Troubles vasculo-nerveux : 2 points

- examen des pouls poplité pédieux et tibial postérieur.

- examen de la sensibilité et de la motricité du membre inférieur.

Recherche de lésions cutanées : 2 points

- examen de la peau : classification de Cauchoix

Recherche d’autres sites fracturaires : 1 point

- points douloureux, ecchymoses, oedème, déformation du membre

Quel type de fracture évoquez-vous . quelles sont les incidences radiographiques à pratiquer ? Pourquoi ?

Fracture du fémur : 1 point

Radio du fémur de face et de profil : 0,5 point

- prenant les articulations sus et sous jacentes.

Rechercher une lésion osseuse sus et sous jacente :

- fracture bifocale, fracture articulaire, luxation. 1 point

Les radiographies pratiquées confirment le diagnostic : quel mode d’ostéosynthèse proposez - vous ? Justifiez votre choix :

Enclouage centro médullaire : 1 point

- mode d’ostéosynthèse à foyer fermé avec ou sans verrouillage

Respect de l’hématome fracturaire : 1 point

permet une consolidation osseuse plus rapide par préservation de la vascularisation périostée

Abord chirurgical limité : 0,5 point

pas de décollement sous cutané en regard du foyer de fracture, ce qui limite les risques d’hématome et de sepsis.

 

CORRECTION QUESTION RÉDACTIONNELLE N° 2

FRACTURE DE LA DIAPHYSE HUMÉRALE : DÉFINITION, DIAGNOSTIC, PRISE EN CHARGE ET TRAITEMENT.

- Les fractures (solutions de continuité) de la diaphyse humérale surviennent au décours d’un choc direct ou par un mécanisme indirect (torsion, flexion). Réalisant un trait transversal pur ou un trait oblique voire spiroïde s’accompagnant souvent d’un troisième fragment (aile de papillon). Elles intéressent la diaphyse comprise entre col chirurgical et palette humérale.

- Le diagnostic est porté cliniquement après l’anamnèse ; chez un patient présentant une attitude caractéristique du traumatisé du membre supérieur (impotence fonctionnelle totale) avec à l’inspection en cas de déplacement, une déformation et/ou un raccourcissement et/ou une ecchymose de la région du bras.

L’examen s’emploiera à rechercher les complications à type d’ouverture cutanée, vasculaire (atteinte de l’artère humérale) et plus fréquent une complication nerveuse à type de paralysie radiale sensitivo-motrice +/- complète dont le signe le plus sensible est la perte de l’abduction du pouce.

L’examen radiologique (humérus F+P visualisant les articulations sus et sous jacentes) permettra de conforter le diagnostic clinique, de préciser le siège et le type de la fracture.

La prise en charge sera une immobilisation transitoire par écharpe ou coude au corps, l’administration d’antalgiques +/- AINS. En cas d’ouverture cutanée, seront réalisés des pansements antiseptiques et rappel antitétanique.

Le traitement pourra être orthopédique dans les fractures non ou peu déplacées par plâtre pendant, pendant 6 à 8 semaines éventuellement relayé par un plâtre de SARMIENTO après 3 à 4 semaines pour 3 à 4 autres semaines. Les autres méthodes orthopédiques (bandage DUJARRIER, plâtre thoracho-brachial, traction trans-olécranienne) sont moins utilisées.

Les fractures déplacées pourront faire l’objet d’une tentative de traitement orthopédique selon le contexte.

En cas d’échec d’un traitement orthopédique ou dans les fractures déplacées chez le patient jeune, actif un traitement chirurgical par ostéosynthèse rigide (plaque ou enclouage centro-médullaire) sera proposé.

Les complications cutanées et vasculaires représentent des urgences chirurgicales. La paralysie radiale ne représente pas une indication chirurgicale à elle seule.

Remarques :

- Le massif tubérositaire proximal de l’humérus comprend le trochiter et le trochin et non le trochanter

- L’articulation distale de l’humérus est l’humérocubitale et non la fémoro cubitale

LA COMPLICATION est la PARALYSIE RADIALE.

- Les fractures comminutives ne sont pas chirurgicales.

- Le traitement orthopédique ne nécessite pas le plus souvent d’anesthésie.

- Il n’y a pas d’anticoagulants en post opératoire.

- Une ostéosynthèse stable n’est pas immobilisée ou temporairement et suivie de rééducation.

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