Échéance 15/10/2017

[CELEC] - Colloque international « Au milieu de l'image coulent les textes »Appel à communication

Roanne

Événement organisé en partenariat avec l’IUT de Roanne et Ciné court animé, festival international du court métrage d'animation de Roanne, et le soutien de la NEF Animation.

 

 

Au milieu de l'image
coulent les textes

(Adaptation littéraire
et courts métrages d’animation)
Date limite de soumission :
15 octobre 2017 (inclus)

 

Porteur : Jérôme DUTEL 

 

 

 

Événement organisé en partenariat avec l’IUT de Roanne et Ciné court animé, festival international du court métrage d'animation de Roanne (9e édition), et avec le soutien de la NEF Animation

 

« Dans les rapports entre l’histoire et l’image,
l’histoire, pour moi, ressemble à un vampire
qui essaie de vider l’image de son sang. »
Wim Wenders

APPEL À  COMMUNICATION

  • Après ses premières années et expérimentations, le cinéma d’animation a très tôt été rattrapé par la question de l’adaptation de sources littéraires. Ce qui a été longtemps considéré comme le premier long métrage d’animation, Les Aventures du Prince Ahmed (Die Abenteuer des Prinzen Achmed, 1926) de Lotte Reininger (1899-1981), puise ainsi directement dans Les Mille et Une Nuits. En 1928, l’ouverture d’un des premiers chefs d’œuvre de Walt Disney (1901-1966) montre elle aussi à quel point le passage « du littéraire au filmique » est devenu un enjeu fondamental.
    Blanche Neige débute par l’image d’un livre à lourd fermoir et respectable reliure, luxueusement serti d’enluminures dorées, le grand livre des contes, récits et légendes, qu’ils soient dus aux frères Grimm ou à d’autres. La page parcheminée, se transformant en scène animée qui occupe tout l’écran, est une déclaration de principes et l’établissement tacite d’un contrat : Disney devient le grand conteur universel, le grand pourvoyeur d’images enchanteresses, diffuseur de morales et de situations stéréotypées à ambition mondiale. [...] Chaque fois, l’image du livre sert en réalité à tuer ce texte original : car le but final est bien entendu, pour les images animées, d’établir leur prééminence visuelle dans l’imaginaire du spectateur et d’éliminer toute velléité d’une version alternative à vouloir seulement exister.
    Sur une question touchant, au-delà de l’animation, toutes les productions cinématographiques, il semble désormais s’opérer un consensus particulier. Alors que pendant longtemps ce sujet a été abordé uniquement par le prisme d’une notion de fidélité incluant aussi bien le souci de la légitimation d’un média spécifique que la question de la hiérarchisation des médias, il faut remarquer que la recherche universitaire, marquée par l’émergence des notions attachées aux questions de l’intertextualité et surtout de la transmédialité, a déplacé ses préoccupations.

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