FAQ projet Université-cible

FAQ projet Université-cibleComprendre les enjeux de l’Université Lyon-Saint-Etienne

Cette FAQ spéciale « Université-cible » est dédiée à tous les étudiants et personnels de l’Université Jean Monnet Saint-Étienne, mais aussi à tous les acteurs et citoyens de notre territoire, pour mieux comprendre les enjeux du projet de la future Université Lyon Saint-Étienne.
Elle sera enrichie régulièrement.

1) Que veut dire Université-Cible ?


L’Université Claude Bernard Lyon 1 (Lyon 1), l’Université Jean Moulin Lyon 3 (Lyon 3), l’Université Jean Monnet Saint-Étienne et l’École normale supérieure de Lyon (ENS de Lyon) travaillent depuis quelques années à créer une nouvelle université ensemble, une seule et même entité, née de la fusion de leurs établissements respectifs. Ce projet se fonde sur leur potentiel et repose sur un double ancrage territorial à Lyon et à Saint-Étienne. Il est appelé « l’Université-Cible » tant que chaque établissement n’a pas voté les statuts. A L’Université de Saint-Etienne le vote a lieu vendredi 23 octobre 2020. Dans les statuts, il est précisé que cette future université se nommera : « Université Lyon Saint-Etienne ».


2) Pourquoi ce projet de fusion ?


L’enjeu est de se réunir pour se distinguer dans la compétition nationale et internationale de l’enseignement supérieur et de figurer dans les classements internationaux des universités. L’Université Lyon-Saint-Etienne bénéficiera automatiquement d’une attractivité internationale qui donnera encore plus de valeur à ses diplômes. À plusieurs, on est plus fort, on est plus visible, pour attirer les meilleurs chercheurs, les meilleurs étudiants et les partenaires socio-économiques.

3) Qu’est-ce que l’IdEx ?


Les initiatives d’excellence ou Idex sont des « labels d’excellence », délivrés dans le cadre des programmes d’investissements d’avenir de la France pour créer des universités « reconnues à l’international et rendre l’enseignement supérieur français attractif. Concrètement, un jury international décide d’octroyer des moyens conséquents (800 millions d’euros pour Lyon-Saint-Etienne), à condition de présenter un projet d’université intégrée, c’est-à-dire la co-construction d’une seule et même université.


4) Comment s’appellera la future université ?


L’Université de Lyon Saint-Etienne, selon l’article 1 des statuts révisés. Cette avancée majeure est l’aboutissement d’une reconnaissance visible de l’importance que ce projet s’inscrive sur les deux territoires. Alors même qu’il s’était effacé au profit de l’acronyme UJM, voilà que Saint-Etienne se (re)trouve en termes de marque universitaire sur le même plan que Lyon.

 

5) L’Université Jean Monnet Saint-Etienne disparaîtra-t-elle ?


Oui, d’un point de vue strictement juridique.
Non, en réalité, car elle continuera à exister en tant que composante de l’Université Lyon Saint-Etienne, conservant un pouvoir de décision pour tout ce qui concerne ce qui s’appellera le campus de Saint-Etienne (voir ci-dessous).

6) Les étudiants devront-ils étudier à Lyon ?


Non ! Les étudiants stéphanois continuent à aller en cours à Saint-Etienne et à bénéficier des mêmes formations, de la L1 au doctorat, dans les mêmes conditions qu’auparavant s’ils le souhaitent. Ils auront encore plus de choix de formations, plus de facilités dans les passerelles ou équivalences disponibles, et bien sûr plus un champ élargi de réorientations possibles.

7) Qui décidera des formations créées sur le site de Saint-Etienne ?


Le conseil du Campus de Saint-Etienne. Il sera en charge, selon les statuts, de la promotion de l’offre de formation, de la recherche et de la vie du campus et de leur développement, en cohérence avec la stratégie de l’Université de Lyon Saint-Etienne.

8) Que deviennent les campus universitaires de Saint-Etienne ?


Les campus, bâtiments, bibliothèques, demeurent. Aucun changement majeur dans le quotidien, si ce n’est plus de moyens pour les entretenir et les développer à la faveur de financements nouveaux. Le site stéphanois aura, selon les statuts révisés, l’autonomie de gestion de son patrimoine. Il n’y a pas de changement concernant les cafétérias, les restaurants et les résidences universitaires gérés par le CROUS.


9) Quelles sont les conséquences sur la vie étudiante stéphanoise ?


Les étudiants stéphanois conserveront une large prérogative sur leurs activités de campus grâce à un congrès étudiant qui aura la capacité de saisir le Conseil d’Administration de la future Université. Non seulement ce congrès leur permettra de préserver leur poids dans les décisions prises sur les sujets de vie étudiante du campus de Saint-Etienne, mais il facilitera les liens avec les étudiants lyonnais pour des projets plus ambitieux à l’échelle régionale, voire international.

10) Y a-t-il d’autres exemples en France de fusion d’universités ?


Oui. La plus récente et la plus emblématique est celle de l’Université Paris-Saclay, qui a intégré l’ex-Université Paris-Sud (30000 étudiants) des grandes écoles et des organismes de recherche. Elle vient d’entrer au 14e rang du classement de Shangaï des universités mondiales. Deux autres exemples, plus anciens : l’Université Aix-Marseille (AMU) et l’Université de Lorraine, résultante de la fusion de la quasi-totalité́ des établissements publics d’enseignement supérieur, dont les universités de Nancy 1, Nancy 2, et Metz ainsi que le CHRU de Nancy.

11) L’Université Lyon Saint Etienne peut-elle entrer un jour dans le classement de Shanghai ?


Oui, d’abord grâce à « l’effet mécanique » de la somme des publications recherche de la nouvelle université. Son potentiel, quoiqu’inférieur, reste comparable à celui de l’Université Paris-Saclay. Le classement de Shanghai a pris la décision cet été d’inclure les IdEx français. Il en a résulté un bond significatif de la visibilité des universités françaises ! A l’avenir c’est donc l’Université de Lyon Saint-Etienne qui y figurera.

12) N’y a-t-il pas un risque de voir disparaître les partenariats entreprises locaux ?


Au contraire ! Derrière cette bannière université Lyon-Saint-Etienne, il s’agit d’arborer encore plus fièrement la marque territoriale avec les partenaires actuels et futurs, académiques et économiques. Les milieux économiques soutiennent le projet depuis longtemps, dont les membres fondateurs de la Fondation de l’Université Saint-Etienne : Groupe Casino, HEF Groupe, Crédit Agricole et SIGVARIS. Ils ont compris les avantages de l’Université Lyon Saint-Etienne et de l’IdEx : plus d’étudiants formés à un haut niveau d’excellence, c’est plus de viviers de compétences pour les entreprises donc plus d’emplois pour nos étudiants et évidemment plus de connexion à une recherche de haut niveau.

13) Et du point de vue des partenariats avec les écoles d’ingénieurs ?

Le campus de Saint-Etienne conserve ses liens privilégiés avec ses partenaires actuels et travaille déjà à l’association future des autres écoles du territoire qui ont exprimé leur volonté d’intégrer l’Université de Lyon Saint-Etienne. Au total 9 écoles sont maintenant associées dont l’École des Mines Saint Etienne, qui soutient le projet.

14) Dans quel cadre les décisions concernant le campus de Saint-Etienne seront-elles prises concrètement ?

Les intérêts du site de Saint-Etienne seront défendus par un Conseil de campus dont l’avis favorable sera requis pour toutes les décisions qui concernent la vie académique et partenariale, ainsi que la recherche. Un directeur de campus sera nommé qui sera partie intégrante de la gouvernance centrale de l’Université Lyon-Saint-Etienne.

15) De quels moyens financiers disposera le campus de Saint-Etienne pour faire vivre ses prérogatives territoriales ?

Les moyens budgétaires, dont la masse salariale, sont gérés à l’échelle du campus de Saint-Etienne, via un contrat d’objectifs et de moyens (COM) qui correspond à l’ensemble de la dotation (campus et PFR) pour son fonctionnement et ses activités académiques. Cette dotation budgétaire doit être a minima équivalente à celle de l’université de Saint-Etienne l’année précédant la création de l’université de Lyon Saint-Etienne.

En bref : quels avantages stratégiques pour le site stéphanois ?

> ENTRER DANS LA 2ÈME PARTIE DU XXIE SIÈCLE.
Avançons vers notre avenir ! L'important est, en effet, la dynamique engagée, celle dotant notre pays d'une université de son temps, capable de rayonner à l'échelle internationale en toute région et à la hauteur des talents qu'elle accueille.
> DÉVELOPPER NOTRE TERRITOIRE.
Cela suppose une volonté partagée par tous les acteurs d'aller de l'avant et de savoir inventer, dans la concertation et le respect mutuel, les nouveaux modes indispensables d'organisation et de fonctionnement au service de deux priorités : la réussite des étudiants, de la formation à l'insertion professionnelle et le renforcement de la recherche au niveau territorial, national, européen et international.
> ATTEINDRE UNE TAILLE SUFFISANTE POUR ACCROITRE NOTRE NOTORIÉTÉ.
Les classements internationaux, qu’on le veuille ou non, sont aujourd’hui partie prenante de la visibilité et de l’attractivité d’un établissement d’enseignement supérieur et de recherche
> BÉNÉFICIER DE FINANCEMENTS SUBSTANTIELS.
Nous bénéficions déjà des investissements d’avenir via l’initiative d’excellence mais il s’agit d’aller encore plus loin, de s’unir pour peser plus et mieux, pour obtenir des financements à la hauteur de nos ambitions.