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ANTONIUS ARENA (1500-1544)

Marie-Joëlle LOUISON-LASSABLIÈRE

Éditeur :
Les Éditions de la Martellière (Écomusée de la Vallée
du Gapeau), Solliès-Pont
Date de parution : 2016
ISBN : 978-2-95555-450-0

  • Antonius Arena, de son nom français Antoine Arène, est né à Solliès, probablement en l'an 1500. Étudiant en 1519 à l'Université de Droit d'Avignon, ses études sont perturbées par une épidémie de peste, puis par la guerre. Son engagement dans l'armée du marquis de Saluces l'amène en Italie où il participe à la défense de Rome avant d'être fait prisonnier. 
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LITTÉRATURE ET SIDA, ALORS ET ENCORE

Études réunies par Alessandro BADIN, Stefano GENETTI, Fabio LIBASCI et Jean-Marie ROULIN
CRIN - Cahiers de recherche des instituts néerlandais de langue et de littérature française, n° 62

Éditeur : Brill / Rodopi, Leyde
Date de parution : 09/2016
ISBN : 9789004322790 (livre papier) / 9789004325975 (ebook)

  • Trois décennies après l’émergence du VIH, à l’ère du « post-sida », deux générations de chercheurs dressent le bilan des représentations qu’en a données la littérature française. Depuis les premiers pseudo-témoignages jusqu’à l’historicisation du sida, à l’intériorisation du deuil et à l’insurrection contre la sérophobie, autour de l’œuvre de Guibert et d’autres écrivains (Hocquenghem, Lagarce, Dustan), se dispose toute une constellation de récits alliant autobiographie et fiction. La pluralité d’approches (études littéraires, de genre et culturelles) interroge l’actualité d’un phénomène et de ses multiples implications, aussi bien intimes que politiques, esthétiques que morales. Le VIH/sida s’avère un opérateur herméneutique pour explorer le corps et la maladie, le désir et la mort, pour rompre le silence et repenser l’identité.

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« MAIS DEVANT TOUS EST LE LYON MARCHANT. »

Construction littéraire d'un milieu éditorial et livres de poésie française à Lyon (1536-1551).

Élise RAJCHENBACH-TELLER

Éditeur : Librairie Droz
Collection : Travaux d'Humanisme et Renaissance
Date de parution : 04/2016
ISBN : 978-2-600-01882-1

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  • Dans le deuxième tiers du XVIe siècle, les lettres françaises s’attachent à acquérir une légitimité analogue à celle des Anciens et des Italiens, sur fond d’ambitions politiques en Europe. Centre littéraire et éditorial de premier plan, carrefour européen, Lyon réunit des hommes qui inscrivent cette entreprise au cœur de l’activité poétique. Considérant l’élaboration et la publication d’une poésie vernaculaire, cet ouvrage interroge la notion de « poésie lyonnaise ». Il fait entrer dans les ateliers d’imprimeurs (Juste, Dolet, De Tournes, Rouillé... ) et examine l’élaboration des recueils, à travers l’étude d’auteurs mineurs ou majeurs tels que Marot, Saint-Gelais ou Scève. Il propose de lire la naissance du canzoniere français, l’épanouissement des recueils d’emblèmes, la vitalité des recueils collectifs ou le déploiement d’une poésie féminine. Il révèle comment quelques hommes ont construit une spécificité éditoriale lyonnaise et façonné l’image d’une nouvelle Ilion française.

 

L'ACADÉMIE CONTRE LA LANGUE FRANÇAISE : LE DOSSIER « FÉMINISATION »

Sous la direction d'Éliane VIENNOT
Avec la contribution de Maria CANDEA, Yannick CHEVALIER,
Sylvia DUVERGER et Anne-Marie HOUDEBINE

Éditeur : Éditions iXe
Date de parution : 06/2016
ISBN : 979-10-900-62-33-7

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  • En trois siècles et demi d’existence, l’Académie a beaucoup travaillé à masculiniser le français. Porte-bannière des partisans du « genre le plus noble », ce vestige de la monarchie absolue mène depuis le milieu des années 1980 une croisade contre la « féminisation », en dépit des besoins langagiers d’une société où l’égalité des sexes progresse – en dépit, surtout, des logiques de la langue française et des évolutions à l’Œuvre dans les autres pays francophones. Sans se soucier de remplir le rôle pour lequel l’entretiennent les contribuables, les Immortel.les en habit vert campent sur des positions purement idéologiques, en proférant des sentences qui se veulent paroles d’Évangile alors qu’elles vont à rebours des dynamiques du français.
    Les « Quarante », il est vrai, ne sont ni grammairiens, ni linguistes, ni philologues – et pas toujours écrivains.
  • Ce livre retrace cette guerre de trente ans, menée à coup de déclarations aussi péremptoires qu’infondées, réactionnaires et sexistes, face auxquelles les protestations n’ont pas manqué. Il permet également de faire le point sur les objets de ces controverses, et de comprendre pourquoi la France a fini par entamer sa « révolution langagière »... envers et contre les avis des Messieurs-Dames du Quai Conti.

CORRESPONDANCE DE PIERRE BAYLE

Sous la direction de Elisabeth LABROUSSE et Antony McKENNA

Volume XIII, janvier 1703-décembre 1706. Lettres 1591-1741

Éditeur : Voltaire Foundation, Oxford
Date de parution : 07/2016
ISBN : 978-0-7294-1069-4

  • La dernière période de la vie de Bayle est d’une grande intensité intellectuelle et d’une grande fécondité. Grâce au répit conquis au moyen des Éclaircissements, il peut composer son œuvre philosophique la plus accomplie, la Continuation des pensées diverses (1705), accompagnée de la Réponse aux questions d’un Provincial (1704-1707) et suivie par sa réfutation (inachevée mais décisive) de la théologie rationaliste, Entretiens de Maxime et de Thémiste (1707). C’est une période de conflit philosophique et religieux, parfois âpre, contre tous ceux qui élèvent des objections contre les analyses du Dictionnaire : dom Alexis Gaudin et William King, d’abord, Isaac Jaquelot, Jean Le Clerc et Jacques Bernard, ensuite. Bayle tient à réfuter tous les arguments de ses adversaires avec sa précision scrupuleuse habituelle.
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  • À propos de la correspondance de Bayle :
    « The entire project is one of the great scholarly endeavours of our time: a large window opening into the life of the mind in the late seventeenth century and at the beginning of the eighteenth [...] it [...] rises to the level of an epistolary novel. » John Christian Laursen, Modern Language Review
    « Parmi les différentes éditions de correspondances des 17e et 18e siècles, celle de Bayle se distingue non seulement par la richesse culturelle du contenu des lettres mais aussi par l’apport scientifique du corpus de notes qui les accompagne. [...] Extrêmement minutieuses et pointues, elles fournissent de précieux renseignements sur les personnes et les œuvres concernées; elles équivalent même parfois à un véritable travail de recherche sur les aspects peu connus des débats intellectuels du dernière 17e siècle. » Sylviane Albertan-Coppola, Revue Dix-Huitième Siècle

Liste des volumes précédents

 

ET LA MODERNITÉ FUT MASCULINE (1789-1804)

Éliane VIENNOT

Troisième volume de La France, les femmes et le pouvoir.

Éditeur : Perrin
Date de parution : 04/2016
Format : 15 x 24 cm - 416 pages
ISBN : 978-2-262-06431-0

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  • Poursuivant sa grande enquête au cœur de l’exception politique française, Éliane Viennot aborde ici, après L’invention de la loi salique (Ve-XVIe siècle) et Les résistances de la société (XVIIe-XVIIIe siècle), la période cruciale qui va de la Révolution à l’Empire. Par l’étude de nombreux documents d’époque, elle montre que les femmes de ce temps, habitées par des modèles d’héroïnes que l’Ancien Régime n’avait cessé de célébrer, se sont investies dans la « régénération de la patrie » avec un enthousiasme identique à celui des hommes, revendiquant haut et fort l’exercice des mêmes droits. Mais que les hommes au pouvoir, nourris de l’idéal rousseauiste de la « séparation des sphères » autant que d’Histoires de France vidées de toute référence aux femmes, n’ont eu de cesse de renforcer le « privilège masculin » – et cela quels que soient leurs désaccords. Mettant fin à des pouvoirs féminins séculaires, réservant à leur profit la citoyenneté et les améliorations du système scolaire, confortant leurs positions en légiférant sur le divorce et l’héritage, travaillant à un Code civil garant des puissances paternelle et maritale, s’activant à faire taire les contestataires, ces hommes ont jeté les bases d’un ordre masculin qui, sous couvert d’égalité, de liberté et de modernité, perdurera jusqu’à la fin du XXe siècle en essaimant dans une bonne partie du monde.

  • Professeure à l’université de Saint-Étienne et membre honoraire de l’Institut universitaire de France, Éliane Viennot a fondé la Société internationale pour l’étude des femmes de l’Ancien Régime et l’Institut Émilie du Châtelet. Spécialiste des femmes d’État de la Renaissance (notamment de Marguerite de Valois, dont elle a édité les œuvres complètes), elle travaille depuis les mobilisations pour la parité à cette histoire des femmes et du pouvoir en France – la première du genre.