Publications numériques

Publications numériques

 

CORRESPONDANCE DE PIERRE BAYLE

Responsable scientifique : Antony McKENNA
Voir en ligne : http://bayle-correspondance.univ-st-etienne.fr

  • Ce site accompagne l’édition critique (Oxford, Fondation Voltaire, 14 vol.) ; il comporte le texte établi de la correspondance active et passive de Pierre Bayle, l’annotation explicative et l’image numérisée des manuscrits, des outils de recherche et des documents et powerpoints pédagogiques. Le texte balisé en base de données Arcane génère un texte structuré en XML (TEI). Cette édition critique et électronique de la correspondance de Bayle est désormais intégrée dans le Corpus de CAHIER (Tours). Les métadonnées de la correspondance seront insérées dans le site de l’Université d’Oxford, Early Modern Letters On-Line ( EMLO ) et le texte même des lettres sera traité dans la base E-pistolarium de l’Université d’Utrecht – ces deux derniers projets se réalisent dans le cadre du projet COST (Action IS1310 : Reassembling the Republic of Letters, 1500-1800. A digital framework for multi-lateral collaboration on Europe’s intellectual history).
    Les documents iconographiques et vidéos ont été réalisés par Emmanuelle Perrin . Le site donne accès à l’édition critique de la correspondance active et passive du philosophe Pierre Bayle (1647-1706), très riche en informations sur la vie philosophique, religieuse, politique et culturelle du XVIIe siècle. On y trouvera également plusieurs documents pertinents concernant sa vie, ses publications et sa pensée ainsi que des documents iconographiques et une bibliographie mise à jour des travaux critiques sur sa vie et sur son œuvre.

 

L’EPISTOLARIO DE PAOLO SARPI, ÉDITION CRITIQUE

Éditeurs : Marie VIALLON et Bernard DOMPNIER
Voir en ligne : https://correspondance-sarpi.univ-st-etienne.fr

  • Il s’agit de reprendre la correspondance de Sarpi (à ce jour 440 lettres inventoriées) qui est publiée (partiellement) à travers plus d’une vingtaine d’ouvrages avec des critères de transcriptions divers et une fidélité douteuse puisque parus entre 1673 et 1999. Le projet réunit Bernard Dompnier (Pr d’Histoire moderne à Clermont-Ferrand) et Marie Viallon (Pr d’Italien à Lyon) pour les fonds français, Stefano Andretta (Pr d’Histoire moderne à Rome) pour les fonds romains, Carlo Campana (bibliothécaire du service Manuscrits de la Marciana) pour les fonds vénitiens, Paul van Heck (MC d’Italien à Leyde) pour les fonds hollandais et belges et Corrado Pin qui apporte son expertise sur les manuscrits sarpiens.
  • Le site correspondance-sarpi propose déjà plus de 400 lettres dont des inédits (textes saisis richement annotés + clichés des manuscrits + traduction pour les lettres latines), catalogue virtuel de la bibliothèque reconstituée de Sarpi (fiche bibliothécaire + clichés + index des citations dans la correspondance), présentation de l’ordre servite, présentation du couvent (avec visite canonique + clichés + plan), s@rpithèque. Ce projet a bénéficié de financement Cluster 13 puis ARC5 et LabEX COMOD.

 

MARGUERITE DE VALOIS, DITE LA REINE MARGOT

Responsable scientifique : Éliane VIENNOT
Voir en ligne : http://www.elianeviennot.fr/Marguerite.html

  • Marguerite de Valois (1553-1615) est la dernière fille de Henri II et de Catherine de Médicis. Elle est la sœur des trois derniers Valois (François II, Charles IX, Henri III). Elle épousa Henri de Bourbon, roi de Navarre, en 1572, quelques jours avant le massacre de la Saint-Barthélemy. N’ayant pas eu d’enfant avec lui, elle s’en sépara en 1599, alors qu’il était devenu Henri IV, devenant ainsi la « reine Marguerite ». Femme cultivée, mécène reconnue pour ses goûts, autrice de Mémoires, de discours, de poésies et de très nombreuses lettres, femme politique intensément mêlée à la vie mouvementée du royaume de France entre 1570 et 1615, elle est devenue l’objet d’une légende dès la fin du XVIIe siècle, puis, au XIXe siècle, d’un mythe, celui de la « reine Margot  » (sobriquet dont Alexandre Dumas est l’inventeur).
  • Ce site permet de prendre connaissance de ces nombreuses facettes, ainsi que d’études qui lui ont été consacrées. Il donne également accès à ses écrits en prose et à des textes qui lui ont été adressés.

 

PROJET MARC-MICHEL REY

Responsables scientifiques et techniques : Antony McKENNA, Christelle BAHIER-PORTE,
Fabienne VIAL-BONACCI avec la collaboration de Valérie BEAUGIRAUD et Maud INGARAO
Voir en ligne : http://rey.huma-num.fr/home

  • Marc-Michel Rey (Genève, 1720-Amsterdam, 1780), libraire-imprimeur à Amsterdam au XVIIIe siècle était l’imprimeur privilégié de Rousseau, de Voltaire, de Diderot et de d’Holbach ; il a joué un rôle important dans la diffusion des œuvres des philosophes et de manuscrits philosophiques clandestins des Lumières. Les premiers ouvrages à l’adresse de Rey paraissent en 1746 mais Rey est avant tout un libraire et ses revenus proviennent de la vente de livres imprimés par ses soins ou diffusés par sa maison jusqu’à sa mort en 1780. Le projet consiste à proposer au public la correspondance active et passive du libraire imprimeur, les archives de la librairie (comptabilité, catalogues) ainsi que ses archives familiales. Ces documents ont d’abord été réunis par Jeroom Vercruysse, professeur à la Vrije Universiteit Brussel (Bruxelles), qui en a fait don à l’IHRIM Saint-Étienne. Il est possible aujourd’hui d’accéder en ligne à un inventaire critique de l’ensemble de ces documents selon trois entrées : la correspondance active et passive entre 1744 et 1780, les archives de librairie, les archives familiales.
  • Pour chaque document, un descriptif précis a été réalisé : scripteur, date, adresse, lieu de conservation du manuscrit, cote, édition, etc.
  • Progressivement une édition critique de ces documents (transcrits à partir des manuscrits et annotés par une équipe de spécialistes) sera mise en ligne. Elle permettra de faire connaître au public les activités d’un libraire au dix-huitième siècle et son rôle central dans la diffusion de la pensée des Lumières, dans toute l’Europe.
  • Le catalogue des ouvrages recensera les publications portant la marque de Marc-Michel Rey avec un lien vers leur numérisation lorsqu’elle est disponible. Un ensemble de documents (arbre généalogique, catalogues des fonds, images) permettra de donner une idée plus précise du travail du libraire et du réseau international autour de son atelier.

 

LA QUERELLE DES FEMMES

Responsable scientifique : Éliane VIENNOT
Voir en ligne : http://www.elianeviennot.fr/Querelle.html

  • De la fin du Moyen Âge aux premières décennies du XXe siècle, l’Europe et en particulier la France ont été le théâtre d’une gigantesque polémique sur la place et le rôle des femmes dans la société. Qu’elle soit feutrée ou violente, qu’elle prenne un tour sérieux ou cocasse, qu’elle en appelle aux raisonnements ou aux émotions, qu’elle s’exprime en traités, pamphlets, pièces de théâtre, romans, tableaux, elle a porté sur à peu près tous les terrains, du pouvoir suprême aux relations amoureuses, en passant par le travail, la famille, le mariage, l’éducation, le corps, l’art, la langue, la religion... Loin d’être un «  jeu littéraire  », comme on l’a parfois dit, elle s’est développée en écho aux efforts concrets des acteurs et actrices de la société pour empêcher, ou au contraire pour permettre l’accès des femmes et des hommes aux mêmes activités, aux mêmes droits, aux mêmes pouvoirs, aux mêmes richesses, à la même reconnaissance. Et elle a durablement formaté nos sociétés et nos esprits quant aux manières de penser et d’organiser les relations entre les sexes.

 

TEXTES VERSIFIÉS SATIRIQUES DU XVIIIe SIÈCLE (1715-1789)

Responsable scientifique : Henri DURANTON
Voir en ligne : https://satires18.univ-st-etienne.fr

  • Faute de mieux, on retiendra ce terme générique en admettant qu’il se décline de mille manières, et qu’on le baptise volontiers de noms différents. Il revêt les formes les plus variées, et d’abord par sa longueur. On trouvera aussi bien des épigrammes qui se contentent de deux vers que de fort longs poèmes égrenant des centaines d’alexandrins. Ces textes se réclament des genres littéraires les plus divers, étant souvent des parodies de formes connues : pseudo-centuries de Nostradamus, Noëls burlesques, ci-gît assassins, quatrains à l’inévitable pointe finale, parodies de pièces de théâtre adaptées aux événements du moment, paraphrases du Notre Père, etc. Enfin et surtout, on les chantera sur des airs à la mode, que ce soit Joconde, l’air des Pendus, l’Alleluia, voire sur le mode gaillard, la célèbre Béquille du Père Barnaba.
  • À eux tous, ces poèmes proposent une sorte de chronique irrespectueuse du temps, vif contrepoint d’une histoire officielle, sévèrement contrôlée et manipulée par le pouvoir. Ils se retrouvent dans les correspondances du temps ou chez les mémorialistes. Ils sont surtout conservés dans d’innombrables «  chansonniers  » manuscrits (environ 400 recensés). Leur dispersion, la variété de leurs avatars, leur incroyable pullulement en décourageaient jusqu’à une date récente une exploration systématique.
    Le site entend remédier à cette aporie par un dépouillement exhaustif de tous les recueils existants. Il accueille tous les textes relevant de cette pratique, créés entre 1715 et 1789, avec compilation systématique de toutes les références et, dans la mesure du possible, des variantes que la circulation manuscrite de cette littérature interdite rend inévitables.
  • Le Chansonnier Historique du XVIIIe siècle conçu dans les années 1880 par Emile Raunié, réalisation très remarquable, occupait dix volumes. Il reprenait 1600 textes. Le site Satires18 en accueille plus de 6000, dont certains fort longs (jusqu’à 1800 vers). Et l’enquête est loin d’être terminée. C’est dire que la reprise par les formes traditionnelles de l’imprimé s’est révélée d’emblée impossible. En outre la version informatique adoptée encourage un dialogue avec les divers spécialistes qui sont à même de proposer corrections ou compléments.
  • Le site Satires18, résultat de quinze ans de prospection, a été ouvert à l’automne 2012. Sous l’égide scientifique du centre Claude Longeon, il a été créé par les services informatiques de l’Université de Saint-Étienne, qui en assurent la maintenance et l’amélioration.
    Il a reçu le meilleur accueil de la communauté scientifique, ce qu’attestent les quelques 700 consultations mensuelles constatées à ce jour et les réactions individuelles de collègues spécialistes un peu partout dans le monde.
  • À ce jour on peut estimer que la moitié à peu près des sources disponibles a été dépouillée et exploitée. L’enquête se continue à un rythme régulier qui implique de nombreux déplacements dans les fonds parisiens (BnF, Arsenal, Mazarine, Bibliothèque historique de la ville de Paris pour s’en tenir aux principaux).
    Pour plus de renseignements on voudra bien se reporter au site, qui propose, outre les textes, une présentation complète de cette littérature ainsi qu’une bibliographie des recueils.