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L'actualité au LBVpamLab News

ROSASCENT: un projet ANR, coordonné par le LBVpam, pour étudier la biosynthèse des terpènes du parfum chez la rose.

La rose est la fleur la plus vendue au monde et sa qualité dépend de son parfum, qui est composé de centaines de molécules. Nous avons récemment découvert que chez la rose, la synthèse du parfum se fait par une voie originale, différente de celle des terpènes synthases. Cette nouvelle voie fait intervenir une enzyme, dénommée RhNUDX1, appartenant à une tout autre famille (Magnard et al, Science 2015).

L’objectif du projet est de caractériser les protéines jouant un rôle dans cette nouvelle voie, de la biosynthèse du géranyl diphosphate aux dérivés de géraniol par une combinaison d’approches chimique, biochimique, moléculaire et génétique.

Les partenaires du projet sont:

  • Laboratoire de biotechnologies végétales appliquées aux plantes aromatiques et médicinales, Université Jean Monnet, St Etienne (coordinateur du projet)
  • Institut de Chimie de Nice, Université Nice Sophia Antipolis
  • Equipe Morphogénèse florale-RDP-ENS-Lyon
  • Equipe Génétique et Diversité des plantes ornementales (GDO) de l’UMR IRHS (Inra - Agrocampus Ouest – Université d’Angers)

Sortie du livre collectif  Chemical Ecology édité chez Wiley en Août 2016.  

Plusieurs chercheurs du LBVpam ont participé à la rédaction de cet ouvrage collectif qui présente les différents aspects d'une discipline émergente: l'écologie chimique.
La plupart des organismes vivants communiquent entre eux via des signaux chimiques. Ce langage chimique, utilisant des médiateurs chimiques plutôt que des mots, est universel et apparait indispensable pour maintenir le fonctionnement des écosystèmes aquatiques et terrestres. La communication chimique est le loin le mode de communication le plus utilisés dans le vivant et l'écologie chimique s'attache à comprendre ce langage. L'ouvrage présente les différents aspects de la discipline.

Plus d'informations

 

 

 Une nouvelle orchidée pour la Loire : Serapias vomeracea    

Les étudiants de 1ère année du Master d’Ethologie et Ecologie de l’Université de Saint-Etienne ont découvert une orchidée du sud de la France à Saint-Marcellin-en-Forez. Travaillant sur un inventaire botanique dans une ancienne installation de stockage de déchets non dangereux en post-exploitation et en phase de réhabilitation, les étudiants ont été surpris par la découverte de cette orchidée jamais observée dans la Loire. Ils ont fait confirmer leur échantillon par le Conservatoire Botanique National du Massif Central qui complétera prochainement la base de données ChlorisR. Cette découverte est une preuve supplémentaire de la remontée du climat méditerranéen en France, liée au réchauffement climatique. C’est aussi la preuve que des espèces rares peuvent s’installer sur des terrains en réhabilitation. Ce travail a été réalisé grâce à un contrat pédagogique passé entre la Société Ronaval (Entreprise VEOLIA), chargée de la réhabilitation, et le Master, chargé de l’inventaire botanique. Plus d'informations sur cette espèce http://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-63229

En septembre, TelaBotanica lance son MOOC pour l'apprentissage de la botanique. Une excellente approche pour s'initier à son rythme ou se perfectionner à la reconnaissance des plantes.

Gratuit et ouvert à tous, il proposera aux participants une initiation à la botanique. Ce MOOC débutera le 5 septembre 2016 et s’étendra sur 7 semaines. Chaque semaine les participants auront accès à des cours vidéos, des exercices, différentes activités et un forum où ils pourront échanger.

Pour plus de détails et accéder à une vidéo de présentation, voir le dossier de presse : Télécharger le fichier (945 KB)

Sortie le 10 février, un film sur l'odorat.

 Lundi 18 Janvier: soutenance de thèse de Bernard Blerot"Biosynthèse des composés odorants chez différents Pelargonium utilisés pour la production d’huile essentielle"

L'épineuse question du parfum des roses. La Recherche n°506

Un mystérieux parfum de rose. Biofutur n°369

Séminaire 9 novembre
Jérome Crouzet de l'université de Reims: Les métabolites secondaires de la vigne


Séminaire 16 novembre
Marc-André Sélosse du Museum d'Histoire Naturelle:  Les myxotrophes

Le lbvpam au JT: Scientifiques au parfum

23 septembre 2015 - France 3 Loire

(reportage à 3'12 du début)

 



L'origine inattendue du parfum des roses
LBVpam_Science_2015
LBVpam_Science_2015

Biosynthesis of monoterpene scent compounds in roses. Science, 3 juillet 2015. Jean-Louis Magnard, Aymeric Roccia, Jean-Claude Caissard, Philippe Vergne, Pulu Sun, Romain Hecquet, Annick Dubois, Laurence Hibrand-Saint Oyant, Frédéric Jullien, Florence Nicolè, Olivier Raymond, Stéphanie Huguet, Raymonde Baltenweck, Sophie Meyer, Patricia Claudel, Julien Jeauffre, Michel Rohmer, Fabrice Foucher, Philippe Hugueney, Mohammed Bendahmane et Sylvie Baudino,

La rose est la fleur la plus vendue au monde. Composé de centaines de molécules odorantes, son parfum est utilisé depuis l'Antiquité par les parfumeurs et l'industrie de la cosmétique. L'odeur typique de rose est attribuée principalement aux molécules de la famille des monoterpènes (en particulier le géraniol). Comment ces monoterpènes sont-ils synthétisés chez les roses et pourquoi certaines roses ne sont-elles pas parfumées ? Ce sont les deux questions auxquelles ont tenté de répondre le LBVpam, en collaboration avec des chercheurs de l'Inra, de l'ENS de Lyon, des Universités de Strasbourg et de Lyon et du CNRS .

Jusqu'à présent, on pensait qu'il n'existait qu'une seule voie de biosynthèse de ces monoterpènes, faisant intervenir des enzymes de la famille des terpènes synthases. Pour la première fois, les chercheurs révèlent, chez la rose, une nouvelle voie de biosynthèse de ces monoterpènes : celle-ci ne fait pas intervenir des terpènes synthases mais une enzyme appelée nudix hydrolase (RhNUDX1). Les scientifiques ont également montré que les roses non parfumées n'expriment pas le gène RhNUDX1.
Ce type d'enzymes nudix hydrolase est connu chez tous les êtres vivants mais n'avait encore jamais été associé au parfum. Par exemple, chez Arabidopsis, une nudix hydrolase similaire intervient dans l'élimination des produits toxiques de la cellule lors d'un stress oxydatif, évitant ainsi des dommages génétiques.

A terme, ces résultats devraient permettre de comprendre quelle est l'origine du parfum de la rose, et en particulier de savoir si la fonction spécifique de RhNUDX1 est apparue au cours de la domestication de cette plante ou de manière plus ancienne au cours de l'évolution. De plus, ces travaux permettent d'expliquer pourquoi de nombreuses roses sont dépourvues de parfum (le plus souvent les roses coupées, destinées au bouquet) : ces fleurs n'expriment pas RhNUDX1. La découverte de ce gène permet d'envisager la possibilité de l'utiliser comme marqueur durant la sélection des rosiers, de manière à pouvoir, dans un avenir proche, acheter chez le fleuriste des bouquets de roses parfumées, à coup sûr !