Ça vient de sortir

Vie d'un atelier

Cet ouvrage explore le processus mis en œuvre dans l’atelier « Formes Architecture Milieux » de cinquième année de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Saint-Étienne. Comment les enseignants procèdent-ils pour accompagner les étudiants du foisonnement de leurs réflexions aux choix qu’ils auront nécessairement à effectuer pour élaborer leur projet ? Quels outils, les enseignants offrent-ils aux étudiants, afin que leurs projets puissent progresser et cheminer vers un possible, vers une légitimité ? Simplement, quel rôle jouent-ils pour qu’un étudiant en architecture devienne un architecte ? Vie d’un atelier réunit, autour de la question de la transmission en architecture, les principaux enseignants de l’atelier, des contributeurs extérieurs et d’anciens étudiants aujourd’hui architectes. Ils apportent leurs réponses. Le débat reste ouvert. Cet ouvrage est le prolongement de l’exposition « Architecture Transmission Positions » coproduite par Archipel Centre De Culture Urbaine et l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Saint-Étienne en juin 2015.

Le principe du vis-à-vis des images ou des plans issus du rendu final des étudiants avec des croquis de l’enseignant cherche à illustrer les échanges déterminants dans l’évolution du projet. Ils interviennent à des moments où le travail des étudiants est suffisamment avancé, y compris dans l’exploration de fausses pistes, pour que puisse se dégager le caractère principal du projet. Ce moment de cristallisation permet d’ouvrir une discussion sur la fabrication de l’espace, sur sa constitution, sa nature, et l’unité entre les différents facteurs pris en compte. Cet échange est ouvert à partir de questions qui peuvent être structurelles, spatiales, formelles ou proches de simples contingences liées au confort de la lumière ou de l’organisation des pièces, mais il a pour objectif la cohérence de l’ensemble de la proposition et l’intégration de tous les paramètres. Le projet prend alors un nouveau départ, et la visibilité sur les questions à résoudre augmente. Le croquis tente de condenser l’échange et d’en exprimer l’essentiel en quelques traits. Il ouvre à l’interprétation et se doit d’être dépassé par le résultat final. Les projets dans cet ouvrage illustrent la prise en compte de remarques parfois ciblées sur des contingences factuelles et voient se développer leurs qualités poétiques.

Format 16x24 cm - 200 pages - ISBN 978-2-86272-699-1 - Prix 24 €

Vous avez dit Gaga ?

Située aux confins du domaine linguistique du francoprovençal et à proximité de la zone occitane, la ville de Saint-Étienne a vu se développer au fil des siècles une variété linguistique locale, communément appelée « gaga », qui trouve ses origines dans le francoprovençal. Elle a été parlée et écrite à Saint-Étienne jusqu’au début du XXe siècle et est alors souvent qualifiée de « patois ». Les traces qui en restent aujourd’hui dans le français local donnent à celui-ci une sonorité particulière. Le parler gaga actuel est le résultat de cette histoire et correspond au français régional parlé à Saint-Étienne aujourd’hui. Si l’usage de certaines spécificités lexicales tend à se raréfier, il perdure dans la communication quotidienne quelques expressions et constructions linguistiques très marquées localement et surtout un accent caractéristique de la ville et ses environs.
C’est ce parler gaga d’hier et d’aujourd’hui que nous vous invitons à découvrir dans un ouvrage auquel ont contribué chercheurs, passionnés et artistes. Ce livre se veut ouvert à tous les publics : personnes intéressées par l’histoire et la culture de Saint-Étienne, scientifiques et amateurs. Il est accompagné d'un CD avec des enregistrements de Jeanluc Épallle et Gil Chovet.

Format 17x24 cm - 252 pages - ISBN 978-2-86272-697-7 - Prix 15 €

Saint-Étienne ville imaginée

Saint-Étienne fut souvent, et elle est encore, une ville mise en récits et en images. Son passé ouvrier reste vivace dans les imaginaires populaires, où il se conjugue de nombreuses manières. Descendants de mineurs algériens, supporteurs de l’ASSE, artistes, habitants, militants associatifs, architectes, racontent une ville vivante dans les échanges sociaux et les pratiques urbaines, une ville qui résiste,contourne, s’adapte aux projets des aménageurs et des institutions publiques. Les mutations rapides que connaissent les villes ne peuvent pas se comprendre hors de la prise en compte des images et imaginaires qui leurs sont associés. Les effets de notoriété ou de dépréciation, l’attachement des habitants à la ville, la vigueur des héritages sociaux, les réactions face aux rénovations urbaines, bref la ville que chacun a dans la tête conditionne la qualité de la vie urbaine et la réception de ses transformations. Si les images de villes relèvent de l’agenda des politiques publiques, on ne saurait s’en contenter pour penser la ville d’aujourd’hui et projeter celle de demain.

Format 16x24 cm - 176 pages - ISBN 978-2-86272-696-0 - Prix 15 €

Photographic Travel Books

Since early in its history, photography has been used by a diversity of travellers, whose collected photographs have been compiled into albums. But Photographic Travel as a genre of art did not appear before the second half of the twentieth century, and had a singular fate and fortune in the US as well as in Europe.
The initial objective of some itinerant photographers is to make a book; their shooting practice is conditioned by this objective, as well as their travel experience. Their books – designed as one coherent hole – refer to their wandering experience, even though their stories are never completely free from fiction. In these books, their travels are converged, and their subjectivity is revealed. It is is therefore relevant to call such books made of photographies, and possibly words about the travel experience, Photographic Travel books (comparably to Travel books). Danièle Méaux has tackled the task of characterizing this genre.

Ce livre numérique est disponible sur :
https://play.google.com/store/books/details/Dani%C3%A8le_M%C3%A9aux_Photographic_Travel_Books?id=9YMtDwAAQBAJ

Provence et Languedoc à l'opéra en France au XIXe siècle

« Il faut méditerraniser la musique. » Lorsque Nietzche exhorte ses contemporains à se détacher de Wagner en 1888, Carmen et Bizet restent ses modèles absolus. Mais le philosophe vante avant tout les bienfaits du Midi auxquels de nombreux compositeurs sont également sensibles en fêtant, plus particulièrement au tournant des XIXe et XXe siècles, deux régions : la Provence et le Languedoc.
Fruit d’un colloque qui s’est tenu à Saint-Étienne puis à Nîmes, cette publication étudie la présence et la représentation de cette double influence dans la conception et la réalisation d’ouvrages lyriques français, désormais plus ou moins connus. Dans le sillage du félibrige, incarné par Mistral, mais aussi du réalisme littéraire et pictural, ces œuvres tracent les contours d’un espace-temps mettant en récit et en scène l’histoire nationale et régionale.

Format 15x21 cm - 408 pages - ISBN 978-2-86272-693-9 - Prix 22 €

Varium et mutabile

À l’origine le centon est un morceau de tissu grossier cousu de pans d’étoffes différentes et de couleurs variées.
Par assimilation, il désigne une pièce généralement en vers et s’affirme donc comme une forme littéraire dont l’existence même est fondée sur la notion d’intertextualité. Mais si le centon est fait de morceaux d’un modèle, il a un sens et une portée tout à fait différents de ceux de l’original.
Dans le sillage du renouveau des études sur ce genre littéraire si particulier, le présent ouvrage se présente comme un itinéraire et une redécouverte de cette production. Il questionne le problème de l’intertextualité et s’attache à situer le centon dans le cadre culturel de l’Antiquité et à analyser les conditions littéraires prédisposant à l’émergence du genre, ainsi que les points de convergence avec les centons « modernes », dont la vivacité ne s’est jamais réellement démentie.

Format 16x24 cm - 218 pages - ISBN 978-2-86272-690-8 - Prix 22 €

Écrire le mariage en France au XIXe siècle

Impératif public qui ordonne les vies privées et se négocie en famille, le mariage est, selon Balzac l’acte, « le plus important de tous ceux auxquels nous oblige la Société ».

C’est aussi un des motifs les plus rebattus de la littérature. De la Révolution à la Grande Guerre, le regard qu’on lui prête évolue pourtant.

Comment ce modèle, porté par la morale et le droit, tour à tour entériné et transformé par la pratique, est-il montré, pensé, valorisé ou critiqué, voire mis à mort par les représentations du temps ? Comment s’écrit le mariage en France au cours du XIXe siècle ? Des spécialistes de littérature, d’art et d’histoire nous livrent leur réponse, restituant ainsi un pan majeur de notre histoire.

 Format 15x21cm - 464 pages - ISBN 978-2-86272-691-5  - 15 €