Ça vient de sortir

Écrire le mariage en France au XIXe siècle

Impératif public qui ordonne les vies privées et se négocie en famille, le mariage est, selon Balzac l’acte, « le plus important de tous ceux auxquels nous oblige la Société ».

C’est aussi un des motifs les plus rebattus de la littérature. De la Révolution à la Grande Guerre, le regard qu’on lui prête évolue pourtant.

Comment ce modèle, porté par la morale et le droit, tour à tour entériné et transformé par la pratique, est-il montré, pensé, valorisé ou critiqué, voire mis à mort par les représentations du temps ? Comment s’écrit le mariage en France au cours du XIXe siècle ? Des spécialistes de littérature, d’art et d’histoire nous livrent leur réponse, restituant ainsi un pan majeur de notre histoire.

 

 

Format 15x21cm - 464 pages - ISBN 978-2-86272-691-5  - 15 €

Les Comédies de Shakespeare à l'opéra (XIXe-XXIe siècles)

La dimension fantaisiste et souvent transgressive de la comédie shakespearienne représente en soi un véritable défi pour les compositeurs. La vivacité du rythme dramatique, la versatilité et le foisonnement de l’action, la variété des tons s’accommodent en effet difficilement des contraintes génériques et matérielles de l’opéra. Mais c’est précisément le caractère protéiforme de la comédie shakespearienne qui fait d’elle un espace d’expérimentation privilégié pour le musicien.
Aussi l’ouvrage s’intéresse-t-il tant à la réception du théâtre de Shakespeare à partir du XIXe siècle qu’à la difficulté que représente son passage à la scène lyrique, voire même au genre du poème symphonique. Il observe au travers de deux comédies – Much Ado about Nothing et The Merchant of Venice – la variabilité des sensibilités des compositeurs face à l’étonnante richesse des modèles. La question du mélange des registres, très tôt dénoncée par la critique, fait enfin l’objet d’enquêtes conduites à partir de cas précis, sur la gravité du genre comique shakespearien.

Format 15x21cm - 360 pages - ISBN 978-2-89272-687-8  - 22 €

L’auctorialité à travers les mises en scène de l’auteur et de l’artiste dans le monde germanique

La notion d’auctorialité est envisagée en relation avec les stratégies de construction de l’image de l’auteur, au fil des siècles où s’offrent au créateur des possibilités innombrables de composer son image auctoriale dans le champ littéraire ou artistique.
Ce livre se concentre sur la mise en scène de l’auteur dans une œuvre de fiction, ou sur le processus de fictionnalisation de sa vie réelle. Puis aux stratégies d’élaboration de l’image auctoriale aussi bien par l’auteur lui-même que par et dans les médias. Il questionne l’autorité, ainsi que sa remise en question par des auteurs en rupture avec les stratégies de commercialisation de leur œuvre. Enfin il observe le comportement de l’auteur dans le jeu intertextuel qui contribue à l’émergence d’une figure auctoriale protéiforme dont il devient malaisé d’identifier les différents visages.
Qu’il le veuille ou non, l’auteur s’autorise un supplément de création destiné à un public. Or toute communication implique un échange entre un destinataire et son récepteur et il apparaît vain de vouloir se passer de l’un comme de l’autre.

Ce livre numérique est disponible sur https://play.google.com/store/books/details/J_P_Chassagne_L_auctorialit%C3%A9_%C3%A0_travers_les_mises_e?id=M5y0DQAAQBAJ 

Farce d’Inês Pereira/Farce de l'Inde, Gil vicente

 Gil Vicente vécut pendant les règnes de Jean II, de Manuel I et de Jean III du Portugal. Il fut le témoin de la grande mutation du Portugal des Découvertes et de l’ouverture de l’Europe aux nouveaux mondes.
La Farce d’Inês Pereira
Inês, jeune fille du peuple, souhaite se marier pour échapper à la dépendance des parents et à la corvée des tâches domestiques imposées. Elle rêve d’un modèle idéal de mari : galant, courageux, paisible, discret, cultivé, bref, un parfait gentilhomme. Pour mener à bien son projet, Inês engage l’entremetteuse Lianor Vaz et les juifs Latão et Vidal pour lui trouver le mari désiré.
La Farce de l’Inde
Cette farce se présente sous la forme d’un texte mettant en scène cinq personnages : la maîtresse de maison Constance, une servante, deux amants entreprenants (Lemos et Juan de Zamora le Castillan) et l’époux de Constance. Les premiers échanges entre la servante et sa maîtresse s’articulent autour du départ de la flotte qui doit quitter Lisbonne en direction des Indes. L’inquiétude et l’agitation de Constance tiennent non pas au départ du mari dont l’absence sera longue, mais bien davantage aux rumeurs selon lesquelles ce départ serait différé. Ces échanges entre Constance et sa servante contribuent donc à la caractérisation de la dame qui apparaît au spectateur comme une épouse peu soucieuse de l’honneur de son mari.

Format 12,5x19 cm - 132 pages - ISBN 978-2-89272-689-2 - 10 €

ERPS 6 - Ruralités et Métropolisation (à la recherche d'une équité territoriale)

Les débats actuels sur la métropolisation tendent à dépasser les clivages entre l'espace rural et l'espace urbain. Nourris des défis imposés par la crise écologique contemporaine, ces débats se sont notamment orientés vers l'identification de nouvelles formes de recomposition territoriale, tant spatiales que sociétales.
Cet ouvrage en propose une clef de lecture en s'appuyant sur la notion « d'équité territoriale ». Renouvelant l’interdépendance
historique entre villes et campagnes, cette notion permet d'envisager de nouvelles modalités d’aménagement de « l'espace rural métropolisé ». Elle est ici abordée à partir de trois approches visant à :
– définir un vocabulaire partagé par les divers acteurs impliqués dans ce processus de recomposition territoriale, en vue de faire émerger une culture commune ;
– élaborer des nouvelles formes de solidarités humaines pour cohabiter dans les territoires ruraux et repenser leurs modes de gouvernance ;
– rendre compte du renouvellement des outils de conception du projet spatial dans les pratiques professionnelles et, en amont, dans l'enseignement et la recherche.

Format 16x24 cm - 288 pages - ISBN 978-2-89272-685-4 - 25 €

Culture et société au miroir des procès de canonisation (XVIe-XXe siècle)

Les procès de canonisation dans la phase moderne de leur histoire, celle qui s’ouvre par la création à Rome de la Congrégation des Rites en 1588, font l’objet depuis quelques décennies d’un intérêt renouvelé de la part des historiens.
Cependant, quelles précautions la science historique, dont l’axiologie exclut tout autant l’apologétique que la polémique partisane, doit-elle prendre lorsqu’elle aborde un procès de canonisation en tant que source ? Au-delà du débat très formaliste sur la sainteté d’un individu, le procès a-t-il quelque chose de précis à nous dire sur la société qui aspire à la reconnaissance officielle d’un nouveau saint ? Quelles valeurs culturelles véhicule-t-il ? Quels types de relations entre corps
ecclésiastique et société civile laisse-t-il transparaître ?
Autant d’interrogations auxquelles le présent ouvrage apporte des éléments de réponses, proposant, au-delà des approches monographiques traditionnelles, les jalons d’une méthodologie générale du procès de canonisation aux époques moderne et contemporaine.

Format 16x24 cm - 196 pages - ISBN 978-2-89272-686-1 - 22 €