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Séance ciné : "Gatsby le magnifique" Pour un avant-goût de l'Extravagante Nuit Fitzgerald ....

19h00

Maison de l'Université

la BU Tréfilerie-Michel Durafour vous propose en préambule à la soirée du samedi 18 janvier « L’Extravagante Nuit Fitzgerald » d’assister à une séance cinématographique gratuite et ouverte à tous le jeudi 16 janvier 2020 à 19 heures (ouverture des portes à 18h30).
Durée du film : 142 minutes

Le film proposé est la quatrième adaptation cinématographique du roman Gatsby le Magnifique de Francis Scott Fitzgerald, publié en 1925.

Gatsby le Magnifique (The Great Gatsby), film dramatique australo-américain écrit, produit et réalisé par Baz Luhrmann.
Sorti en 2013, Jay, Daisy et Nick y sont respectivement interprétés par Leonardo DiCaprio, Carrey Mulligan et Tobey Maguire.

Extrait de la critique de Télérama (mai 2013) :

« Il faut mieux faire comprendre qui est Gatsby, mieux le situer dans son parcours personnel plein d’énigmes, mieux le situer dans la société américaine, et même mieux le situer dans l’espace. Ce qui est loin d’être une idée stupide : en s’achetant une propriété juste en face de celle de la femme qu’il aime, Daisy, mais de l’autre côté de la baie qui les sépare, Gatsby met en scène la distance qui hante son existence.

Et Baz Lurhmann tire de beaux effets de cette géographie sentimentale, utilisant les possibilités du cinéma numérique pour balayer la baie avec une caméra toute-puissante, jusqu’à la balise à la lanterne verte qui brille devant la maison de Daisy, lumière hypnotique, centre du monde de Gatsby. Sur la place de ce faux riche chez les vrais, le film se veut précis, trouvant là matière à exprimer assez justement la souffrance du personnage, qui ne vit que pour l’amour vrai qui a changé sa vie et se voit sans cesse ramené au mensonge de sa réussite de parvenu malhonnête.

Les flashbacks qui viennent illustrer le passé de Gatsby ont pour effet de rendre le personnage plus lisible, plus proche de nous. Et le jeu de Leonardo DiCaprio va dans ce sens : l’acteur n’abuse pas d’effets d’attitude (il est vrai que Redford avait donné le meilleur dans ce registre), mais y va carrément, comme s’il ne jouait qu’un Gatsby parmi d’autres. Ce qui fonctionne très bien, comme le jeu plat et ordinaire de Carey Mulligan, qui interprète Daisy : on sait, en la regardant, qu’elle n’est pas cette grande amoureuse passionnée et prête à tout que Gatsby voit en elle, on sait que le rêve qu’il fait avec elle restera solitaire. Que l’amour vrai qu’il poursuit est aussi faux que la richesse qu’il a accumulée pour se donner toutes les chances de vivre cet amour. »

ENTREE LIBRE ET GRATUITE