Des chercheurs de l’UJM mesurent l’impact du vol spatial sur le squelette de Thomas Pesquet

Des chercheurs de l’UJM mesurent l’impact du vol spatial sur le squelette de Thomas Pesquet

Depuis son retour sur terre, l’astronaute Thomas Pesquet est soumis à de nombreuses expériences. Après six mois passés sur la Station Spatiale Internationale, quels sont les effets du vol spatial sur le squelette de l’astronaute de l’Agence spatiale Européenne. C’est ce que vont tenter d’étudier les chercheurs du Laboratoire SAnté INgéniérie BIOlogie (UJM/Mines Saint-Étienne/INSERM), basé sur le Campus Santé Innovation à l’Université Jean Monnet, vendredi 16 juin 2017, à Venlo aux Pays Bas. Les mesures réalisées sur l’astronaute français permettront d’évaluer la perte osseuse due à l’apesanteur.

Thomas PESQUET

  English version ("Researchers at the UJM measure the impact of space flight on the skeleton of Thomas Pesquet")

L’impact de l’expédition spatiale sur la physiologie et le squelette de Thomas Pesquet

Avant de décoller en novembre 2016 du cosmodrome de Baïkonour pour rejoindre la Station Spatiale Internationale, Thomas Pesquet s’était soumis à de nombreuses mesures réalisées par les chercheurs du Laboratoire SAINBIOSE. Ils rencontrent l’astronaute français vendredi 16 juin 2017 à Venlo aux Pays Bas pour réaliser une seconde série de mesures, notamment sur les poignets et les chevilles où les « tranches » d’os sont plus fines. Une expérience, in vitro, visera également à comprendre pourquoi les cellules précurseurs de la moelle osseuse se différencient dans l'espace en adipocytes au dépens des ostéocytes, cause majeure de diminution de la formation osseuse et donc de perte osseuse.

Les résultats permettront d’évaluer la perte osseuse due à l’apesanteur, malgré les 2 heures d’exercice pratiquées chaque jour par l’astronaute, ainsi que la récupération de son squelette à travers un suivi quantifié durant l’année à venir.

Ce projet de recherche sur Thomas Pesquet est réalisé grâce à un scanner miniaturisé de haute résolution, appelé XtremeCT conçu à Zurich et utilisé pour les besoins de la recherche spatiale dans le monde. Cet outil, qui n’a encore jamais été embarqué dans l’espace, permet de réaliser des biopsies virtuelles et d’imager la microstructure de l’os.

L’expertise du Laboratoire SAINBIOSE sur l’ostéoporose

Cette expérimentation scientifique sur Thomas Pesquet, dixième Français à se rendre dans l’espace, intervient suite à l’accord-cadre entre le CNES et l’INSERM en Septembre 2016 pour mener en orbite les projets de recherche de trois laboratoires de l’INSERM, dont SAINBIOSE.

Cependant, le Laboratoire n’en est pas à sa première expérience : les chercheurs travaillent depuis une trentaine d’années sur l’effet de l’apesanteur car, en l’absence de gravité, les contraintes mécaniques disparaissent, permettant ainsi de mieux comprendre la fragilité osseuse due à l’immobilisation, la sédentarité et le vieillissement similaire aux conséquences de l’ostéoporose.

Avant de mener leurs expérimentations sur Thomas Pesquet, les chercheurs du Laboratoire SAINBIOSE avaient déjà travaillé sur les cellules osseuses, les souris, puis les spationautes Jean-Loup Chrétien et Patrick Baudry ainsi que Claudie Haigneré, première femme spationaute de France.


Crédits photo UJM


En savoir plus :
Le Laboratoire SAINBIOSE

Publié le 16 juin 2017