Mobilité en Finlande : témoignage de Benjamin

Mobilité en Finlande : témoignage de Benjamin

Benjamin, 21 ans, est étudiant en Master 1 Management International à l’IAE de Saint-Etienne. Dans le cadre de ses études, il réalise deux semestres en Finlande, à l'Université Satakunta, grâce au programme Erasmus+. Il nous raconte son expérience et nous délivre quelques conseils...

Pourquoi la Finlande ?
Je souhaitais partir loin de la France et dans un pays anglophone. Les autres pays proposés ne m’intéressaient pas, j’ai toujours été fasciné par les pays nordiques.

Comment as-tu préparé ton départ ?
Dès le dépôt de mon dossier, je me suis renseigné sur les universités et les villes. J’avais choisi la Suède et la Finlande. Quand j’ai su que j’étais accepté en Finlande, j’ai acheté le guide du Routard et j’ai regardé des sites sur la culture finnoise et les endroits à visiter.
Pour la partie administrative, j’étais en stage à Londres donc ma mère faisait le relai entre moi et les services de l’université. J’étais en contact avec le service relations internationales de mon université en Finlande. Il nous a fourni une liste d’agences immobilières. J’ai trouvé, deux semaines avant de partir, une coloc’ avec une Allemande. Je travaillais en même temps donc ce n’était pas toujours facile pour ces démarches.
Pour savoir ce qu’il me fallait pour partir, notamment pour les habits, j’ai utilisé les réseaux sociaux. J’ai trouvé une page Facebook qui regroupe les Français vivant en Finlande. Les gens sont très réactifs quand il y a des questions. La communauté française est très solidaire.

Comment se sont passés tes premiers jours en Finlande ?
Je suis arrivé fin août. Il faisait beau et chaud, je n’étais donc pas trop dépaysé par rapport à la France. J’ai commencé par découvrir la ville puis faire des courses. Quand on est seul dans un pays dans lequel on ne comprend pas la langue, ce n’est pas toujours facile.
L’université désigne un étudiant finnois tuteur pour 4-5 étudiants étrangers. On échange entre nous grâce à Whatsapp et Facebook. J’ai pu faire la connaissance d’autres étudiants étrangers, pour la première fois, grâce à une invitation pour aller boire un verre envoyée sur le groupe Whatsapp.
Quelques jours après, j’ai débuté les cours, avec les étudiants Erasmus, avec des mini-conférences sur la Finlande et sa culture. Il y a une quinzaine d'étudiants Erasmus dans la ville où j'étudie. Une rencontre avec ceux des autres campus a été organisée sur une journée dans une ville voisine. Le service relations internationales a également mis en place une semaine d’accueil. C’était plaisant et ça renforce l’esprit Erasmus.
Il n’y a pas de filière Erasmus dans cette université. On est mélangé avec les étudiants finnois. Le peuple finnois est plutôt froid et timide. Je travaille beaucoup avec les étudiants Erasmus et j’ai lié de bonnes amitiés.
On se sent seul au début surtout à cause de la barrière de la langue. Il faut s’accrocher et après on s’habitue. Les étudiants Erasmus sont tous dans le même bateau et se montrent solidaires entre eux.
J’ai pour projet professionnel de travailler à l’étranger. Je me suis dit que si je n’arrive pas à surmonter cela, je peux dire au revoir à ce rêve.
Tous les week-ends, des sorties sont organisées avec les étudiants-tuteurs et les étudiants étrangers. C’est sympa, on découvre plein de nouvelles villes. Cette mobilité c’est l’occasion pour moi pour visiter le nord de l’Europe. On a fait une croisière sur la Mer Baltique. Au mois de décembre, on est allé en Laponie. On a fait du chien de traîneau sur un lac gelé. Ce sont des voyages inoubliables, il faut en profiter.

Peux-tu nous parler de l’enseignement en Finlande ?
C’est un autre monde. La relation professeur/étudiant est totalement différente. On communique en anglais donc pas de notion de vouvoiement/tutoiement. On peut appeler les professeurs par leur prénom. Tout le monde est au même niveau.
Les étudiants sont très autonomes. Au début du semestre, on nous donne le sujet et la deadline d’un dossier que l’on doit traiter et après à nous de travailler comme on souhaite. On a peu d’heures de cours mais beaucoup de travail à la maison.
Petite anecdote : la porte est toujours ouverte pendant les cours. Il n’y a rien de choquant à arriver en retard, sortir du cours pour s’acheter un café ou répondre à un appel…
Les professeurs nous considèrent comme des adultes en entreprise. On est autonome et on doit se responsabiliser mais c’est appréciable. J’ai l’impression que les étudiants Erasmus font preuve de plus d’implication dans leur travail.

La vie en Finlande, c’est comment ?
Le coût de la vie est plus élevé qu’en France. J’ai la chance d’avoir les bourses Erasmus+ et Explora.
La Finlande, c’est un pays magnifique avec de nombreux parcs et forêts. Cela fait aimer la nature !
Le peuple finnois est plutôt timide. C’est très français de se faire la bise. En Finlande, les gens respectent une certaine distance quand ils se parlent. C’est déroutant au début mais à force, ils deviennent amicaux.
Pour se déplacer d’une région à une autre, on utilise beaucoup le bus. Un moyen de transport abordable. Quand on est allé en Laponie : 8h de bus, 800 kms, 17€ !
Niveau nourriture, le rayon poissonnerie est immense et la viande de renne est très bonne !

Que retiens-tu de cette expérience ?
J’ai gagné en ouverture d’esprit et j’ai pris goût aux voyages.
J’ai aussi appris à intégrer différentes cultures dans les travaux de groupe. Il ne faut pas se braquer et être conscient, par exemple, que les Allemands sont très perfectionnistes et aiment travailler en avance.
La structure des cours m’a rendu autonome et le fait de vivre seul dans un pays étranger m’a fait gagner en maturité.
De plus, j’ai énormément progressé en anglais. Quand je suis revenue en France pour les fêtes de Noël, je cherchais mes mots en français ! Instinctivement, on parle anglais.
Enfin, une vraie famille Erasmus se crée. On se fait des amis. On a envie de les revoir, de découvrir comment ils vivent et d’en savoir encore plus sur le monde.

Ton conseil à un étudiant qui souhaiterait partir étudier à l’étranger ?
Fonce, tout simplement ! Au début, c’est dur de se dire je pars mais c’est une expérience inoubliable qui vaut le coup. On en ressort grandi, débrouillard, autonome et c’est un atout sur un CV.

> Benjamin vous a donné envie de partir étudier à l'étranger ? Consultez notre page "Étudier à l'international"

Publié le 18 janvier 2017