Témoignage étudiant ambassadeur

Etre étudiant ambassadeur de l'université, cela vous tente ?

Une réunion d'informations est organisée jeudi 6 octobre 2016 sur le Campus Tréfilerie pour présenter le rôle de l'étudiant-ambassadeur de l'Université Jean Monnet. Rencontre avec Camille, étudiant-ambassadeur depuis 4 ans.

Camille, peux-tu te présenter ?
J'ai  23 ans, depuis 5 ans à l’UJM. J’ai terminé mon cursus de LEA et de LLCER l’année dernière et suis, pour l’année universitaire 2016 -2017, en Master Rédaction Traduction ainsi qu’en 3ème année de Licence Administration Publique. J’ai, depuis quelques années, le plaisir de gérer conjointement, avec les autres membres du bureau, l’association Release, et après en avoir été son président pendant 3 ans j’en suis pour l’heure trésorier. Enfin, et avant d’aborder le sujet plus spécifique « d’ambassadeur de l’UJM », je suis aussi depuis 4 ans élu au sein du conseil de Faculté Arts Lettres Langues, ainsi qu’au CFVU et qu’au conseil Documentaire.

Ambassadeur de l’UJM, pourquoi ce choix ?
Pour commencer, et dans l’optique d’une totale transparence, je dirai que le fait d’être devenu ambassadeur de l’UJM n’a pas été un choix, mais un complet hasard permis par les fonctions que j’occupe depuis quelques années. En effet, j’ai eu l’occasion, dans le cadre de différentes missions, d’être souvent en relation avec Laurie Brunel et Christine Verot Presles, du service Cap Avenir, et Jean Luc Fugit, Vice-Président délégué Orientation, Réussite Etudiante et Insertion Professionnelle, qui m’ont expliqué le système d’ambassadeur qui n’en était encore qu’à ses premiers balbutiements. Les étudiants ambassadeurs n’avaient pas cette reconnaissance que l’UJM nous donne à présent. Le hasard s’est donc transformé en un choix déterminé et voulu.

Quelles tâches te sont confiées ?
Nous disposons d’une assez grande autonomie ainsi qu’une grande confiance de la part des responsables de la structure, bien qu’encadrés et soutenus par ces derniers si besoin. Nous avons, par exemple, la mission d’intervenir dans les lycées de la région Auvergne-Rhône-Alpes comme représentants de nos facultés respectives, accueillir, rassurer, répondre aux questions des futurs étudiants, presque bacheliers pour la plupart, étant en terminale, mais aussi des parents qui souvent s’avèrent nettement plus stressés que leurs enfants. Par exemple, plusieurs questions reviennent pratiquement tout le temps :

  • La spécificité de certaines filière, qui par leurs dénominations peuvent s’avérer obscures pour des bacheliers : Quid de L.E.A et de L.L.C.E.R deux composantes linguistiques de la faculté ALL ? Il est alors primordial de pouvoir répondre aux interrogations, et de dégager les points communs et différences qui font la diversité des formations aux allures identiques.
  • Le volume horaire. En effet, je me suis aperçu au fil des années que les lycéens, moi le premier lorsque je l’étais, avaient une vision plutôt stéréotypée de l’université : un stéréotype américain et cinématographique. Il est alors ardu d’expliquer qu’ils auront la possibilité de s’amuser et de s’épanouir dans leur cursus universitaire mais que le fait de s’inscrire à l’université a pour but final l’obtention d’un diplôme. Un autre volet du volume horaire aussi, second stéréotype constant que nous voyons souvent dans nos rencontres : la pseudo-fainéantise des universitaires. Parents et bacheliers, mais aussi personnes extérieures, sont plus que surpris lorsqu’ils apprennent que les étudiants peuvent avoir de 25h à 30h de cours par semaine, sans compter leur travail personnel qui peut quasiment doubler ce volume horaire dans certaines filières.
  • Question intéressante qui rejoint la précédente : « la qualité de l’enseignant universitaire ». Il est alors indispensable d’avoir quelques idées quant aux taux d’insertion professionnelles de nos collègues ex-étudiants afin de rassurer parents et lycéens, mais aussi de pouvoir leur expliquer que le taux de réussite en L1 est relativement bas et qu’il sera, malgré tout ce qu’ils peuvent entendre, essentiel de travailler dès la première année pour réussir. Je m’appuie aussi sur une constatation frappante quant à la Faculté de Médecine. L’université via sa faculté propose un tutorat en PACES (Première Année Communes Des Etudes de Santés) totalement gratuit, permettant aux étudiants de réussir avec plus de facilité leurs poursuites d’études et de réussir le concours. Il est alors important d’expliquer que les étudiants de l’UJM ayant suivi ces tutorats gratuits ont le même taux de réussite que les étudiants ayant suivis une formation payante dans une prépa.
  • D’autres questions plus spécifiques se rapportant à la notation, le logement, les bourses universitaires, la vie étudiante à Saint-Etienne…

Nous avons aussi le plaisir de nous rendre sur différents forums organisés par les grands pôles universitaires de la région que sont Saint-Etienne et Lyon. Ces forums, souvent sur deux ou trois jours, sont l’occasion de rencontrer des étudiants d’autres villes et avec qui nous allons pouvoir discuter des spécificités de l’université en plus des spécificités de leur formation.
Finalement, nous avons la tâche, implicite, de rassurer les L1 lors de leur arrivée à l’UJM. Lors de la rentrée, il ne m’a pas été rare au cours de ces 4 années comme ambassadeur de reconnaître plusieurs « nouveaux étudiants » avec qui je m’étais entretenu dans les forums ou lycées, et qui viennent alors me voir pour savoir où se trouvent leur salle, leur groupe etc.

Des prérequis pour devenir ambassadeur ?
Il n’y a pas de prérequis demandé explicitement par Cap Avenir. Le  service laisse aux étudiants la chance de « faire leurs armes », tout en leur fixant un cap et s’assurant qu’ils ont un minimum de connaissances quant à leur filière et à leur faculté. Il est important de souligner que l’université, afin de renouveler son contingent d’ambassadeurs, a sollicité les troisièmes années et les premières années de master. Un bon ambassadeur devra au minimum être une personne pouvant parler de son vécu personnel.  
Pour les étudiants timides qui seraient tentés par cette expérience, sachez que rien n’est insurmontable et bien qu’un petit peu de stress pourra sans doute être ressenti lors des premiers jours (ce qui a été mon cas), ce dernier s’envole très rapidement au profit d’une aisance qui ne s’aura être que salutaire pour la vie professionnelle future.

Que t’apporte cette expérience ?
Le fait d’être mis en relation avec des personnes extérieures permet d’améliorer son aisance à l’oral, sa capacité à argumenter et à expliquer ses idées sans se perdre. L’hétérogénéité du public devant nous oblige aussi à différencier son discours pour chaque personne.
Ce travail permet de véritables actions d’équipes étant donné que nous ne travaillons pas seul.
Enfin, le travail d’ambassadeur de l’UJM permet aussi une meilleure connaissance du monde universitaire en général, et de sa propre université, faculté et enfin filière.
Pour conclure, c’est pour toutes ces diversités de tâches que je conseille, sans aucune réserve, aux étudiants de rejoindre le service d’ambassadeurs de l’UJM. Tant sur le plan personnel que professionnel, vu mon vécu, je peux leur promettre un travail plus qu’agréable et enrichissant.

-> Réunion d'informations du jeudi 6 octobre

Publié le 30 septembre 2016