𝘍𝘦𝘮𝘮𝘦 𝘲𝘶𝘪 𝘮𝘢𝘳𝘤𝘩𝘦 a fait son apparition sur le campus Tréfilerie

"Femme qui marche" a fait son apparition sur le campus Tréfilerie

Cette sculpture de plus de trois mètres de hauteur a été installée sur le campus Tréfilerie de l’Université Jean Monnet le jeudi 30 octobre 2025.

Œuvre monumentale de l’artiste Benoît Maire, cette sculpture en bronze patiné a trouvé sa place près de l’entrée principale du campus, entre les nouveaux bâtiments et ceux qui ont été rénovés.

Conçue dans le cadre du dispositif du « 1 % artistique » porté par le Ministère de la Culture, cette œuvre participe au soutien de la création contemporaine et à la promotion de son accès pour toutes et tous.

Par sa présence, elle offre à la communauté universitaire et aux riverains un nouvel espace de rencontre, de réflexion et de médiation autour de l’art, tout en affirmant la place importante de la culture à l’Université.

Femme qui marche, sculpture monumentale en bronze patiné figure une femme assise, sans siège pour la soutenir, en équilibre sur un pied. Les voies qui se rencontrent à ses côtés semblent s’être imposées en la tranchant verticalement sur leur passage. Sur son épaule droite, un poisson et entre ses mains, une rose.  À la croisée des chemins, une femme assise invite au mouvement. À l’entrée de l’université, elle s’impose et ouvre la voie à la réflexion, aux décisions, pour un élan vers une route nouvelle.

Un poisson, une rose. L’artiste s’est inspiré d’une citation du philosophe chinois Confucius : « Quand une personne a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que lui donner un poisson » et d’une citation du poète mystique allemand Angelus Silesius : « La rose est sans pourquoi, elle fleurit parce qu’elle fleurit ». La rencontre de ces deux symboles est alors une manière de figurer la richesse du savoir, voie d’émancipation qui ne renonce pas à l’émerveillement de l’évidence. 

Femme qui marche offre ainsi une méditation sur la plasticité du devenir. En équilibre, en tension entre immobilité et mouvement, elle porte les contradictions et les doutes tout en invitant à aborder avec confiance et détermination les chemins qui s’ouvrent. L’œuvre a été réalisée à la fonderie Fusions de Charbonnières-les-Vieilles dans le Puy-de-Dôme, à partir d’un modèle original moulé en vingt parties fondues puis assemblées par soudure. Elle s’inscrit dans le cadre du « 1% artistique » de la réhabilitation du campus Tréfilerie.

Publié le 6 novembre 2025