Hommage à Christiane LAUVERGNAT-GAGNIERE

Hommage à Christiane LAUVERGNAT-GAGNIERE

Christiane LAUVERGNAT-GAGNIERE est décédée au mois de septembre dernier à l’âge de 80 ans. L'Université se souvient.

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Née à Modane, au coeur d'une Savoie dont elle était particulièrement fière et qu'elle retrouvait toujours avec bonheur, elle fit ses études à Chambéry, à l'époque difficile de la guerre. Après un parcours universitaire sans faute, elle se retrouva agrégée de Lettres classiques et à ce titre fut rapidement nommée dans un grand lycée lyonnais.

Elle avait toujours gardé un bon souvenir de ses années passées dans le secondaire, regrettant souvent de n'avoir plus à enseigner latin ni grec. Mais la recherche lui traça un autre parcours. Nommée assistante en 1968 à Saint-Etienne, elle y devait rester pour tout le restant de sa carrière.

D'abord maître de conférences, elle devint rapidement professeur de littérature française (spécialité XVIe siècle) grâce à une thèse remarquée sur Lucien de Samosate et le Lucianisme en France au XVIe siècle - Athéisme et Polémique (Genève, Droz, 1988) qui lui permit d'associer une nouvelle fois son amour pour les lettres anciennes et modernes.

C'est cette passion qu'elle a su communiquer à des générations d'étudiants qui sans doute se souviennent encore de ses cours de licence et qui, grâce à elle, ont fait et font encore de Rabelais et de Montaigne d'indispensables compagnons de vie.

Mais elle eut aussi d'importantes fonctions administratives. Responsable du département des lettres pendant quelques années, elle fut surtout longtemps la directrice d'une faculté aujourd'hui fondue en d'autres entités, l'ensemble ACP (qui regroupait les disciples d'Arts, Communication et Pédagogie) dont elle sut défendre les intérêts avec un mélange de vigueur et de diplomatie.

A ce titre, déjà officier des Palmes académiques, elle se vit décerner peu avant sa retraite la médaille du Mérite. Retraite qu'elle prit avec tristesse, ayant prolongé aussi longtemps que possible son départ, tant ses activités pédagogiques et administratives lui tenaient à cœur.

Publié le 12 octobre 2010