Trois questions à ... Ksenofon KRISAFI

Trois questions à ... Ksenofon KRISAFI

Le Professeur Ksenofon KRISAFI, Vice-Recteur de l’Université européenne de Tirana (Albanie), ancien Ambassadeur et représentant permanent de la République d’Albanie auprès de l’ONU et de l’OMC à Genève, était en mission dans notre Université les 6 et 7 décembre 2010. Nous en avons profité pour l’interviewer.

Drapeau albanais

Le Professeur Ksenofon KRISAFI, Vice-Recteur de l'Université européenne de Tirana (Albanie), ancien Ambassadeur et représentant permanent de la République d'Albanie auprès de l'ONU et de l'OMC à Genève, était en mission dans notre Université les 6 et 7 décembre 2010. Nous en avons profité pour l'interviewer.

  1 -Quels sont à votre avis, et compte tenu de votre expérience, les domaines dans lesquels les relations peuvent être  les plus fructueuses entre nos deux pays ?

Ksenofon KRISAFI, entre Christian DAUDEL et Jean-Luc FOURY
Ksenofon KRISAFI, entre Christian DAUDEL et Jean-Luc FOURY
- Dans le domaine du droit bien sûr, en effet beaucoup de nos juristes ont été formés en France et notre système juridique conserve des  traces du système francophone. Ma génération est très familiarisée avec la législation française et nous aimerions transposer plus encore le droit français dans le droit albanais. Mon idée est d'adapter le code albanais sur le modèle du code français. Il y a beaucoup de possibilités d'échanges dans ce domaine.

- Le deuxième domaine est l'Economie. La France a des expériences importantes dont l'Albanie peut bénéficier. Egalement beaucoup de professeurs d'économie albanais ont été formés en France, dont notre Recteur, et ils doivent trouver de nombreuses coopérations dans ce domaine.

- Peut-être aussi dans le domaine des sciences sociales. Il y a une forte tendance à se diriger vers le système américain mais le système européen est plus proche du système albanais.


 2 - Quelles sont vos premières impressions sur la ville de Saint-Etienne et sur l'Université Jean Monnet ?

Excellentes !  Je suis ici comme chez moi. J'ai beaucoup voyagé sur tous les continents mais  j'apprécie particulièrement l'esprit très humain des stéphanois, leur grande sincérité et leur excellente hospitalité. J'ai ressenti ici une atmosphère d'humanisme.

J'ai été frappé par l'importance des manifestations que l'Université Jean Monnet a organisées pour son 40e anniversaire et je suis impressionné par la place de l'Université dans la Ville.


 3 - Dans ce contexte de mondialisation, qu'est-ce qui vous semble important pour l'enseignement supérieur ?

La globalisation est inévitable mais il est nécessaire que chaque pays conserve son identité nationale et ses valeurs. Les universités doivent y contribuer.

Je suis contre les oppositions  extrêmes entre les différents modèles d'enseignement supérieur et je pense que l'on peut combiner nos moyens pour trouver des collaborations.

Certaines universités privées sont des universités « business » mais d'autres, comme la nôtre, sont synonymes de dynamisme, d'efficacité et de sérieux. Leur indépendance leur permet d'avoir un esprit plus ouvert et de dépasser les blocages administratifs.

Publié le 8 décembre 2010