Trois questions à ... Alain TROUILLET

Trois questions à ... Alain TROUILLETVice-président délégué aux Moyens et Patrimoine

Interview d'Alain TROUILLET, vice-président délégué aux Moyens et Patrimoine

Alain TROUILLET

1- Alain TROUILLET, quel parcours vous conduit à la vice-présidence ?
Depuis le début de mon parcours professionnel, et dans mon parcours personnel aussi d'ailleurs, j'ai toujours à coeur de comprendre le système dans lequel j'évolue et d'en être un acteur plutôt qu'un spectateur. Cela m'a ainsi amené à siéger à diverses époques dans les différents conseils de l'établissement (CS, CA, CEVU, conseil de faculté, conseil de laboratoire,...). Parallèlement, mon expérience d'avoir été parmi les premiers étudiants ERASMUS à la fin des années 80 m'avait convaincu de l'importance de l'ouverture européenne et internationale des formations. C'est ainsi qu'après un début de carrière classique (recherche, enseignement, publications, ...) j'ai commencé à m'intéresser à la construction de ce que pourrait être une offre de formation nouvelle et à la façon de la piloter à la fin des années 1990, avec la mise en œuvre du processus de Bologne et la perspective de ce qui allait devenir le LMD. J'ai ainsi porté le projet de création de la filière bilingue en Physique et Applications, habilitée en 1999 et qui préfigurait le futur Master Optique Image Vision et sa déclinaison européenne, le Master ERASMUS MUNDUS CIMET. Nous étions quelques uns, à l'époque, à avoir compris l'évolution qui nous attendait et à nous y préparer. C'est dans ce contexte et avec ce projet, que je suis devenu le directeur adjoint de Mario AHUES auquel j'ai succédé à la direction de la Faculté des Sciences et Techniques fin 2002 quand il est devenu VP du CEVU. J'ai été réélu en 2007 pour un second mandat. Ces 10 années ont été une expérience collective des plus enrichissantes sur le plan professionnel où j'ai du apprendre à gérer une composante complexe dans toutes ses dimensions (pédagogie, recherche, logistique, ressources humaines, vie du campus, ...) et des situations différentes de celles que je connaissais en tant qu'enseignant-chercheur. Elles ont été aussi enrichissantes sur le plan personnel et relationnel grâce aux rencontres nombreuses que ma fonction a entraîné. Elu président de la Conférence des Directeurs des UFR Scientifiques (CDUS) de 2008 à 2011, après en avoir été le secrétaire, j'ai aussi pu participer à de nombreuses commissions et travaux au niveau national et acquérir ainsi une connaissance assez large du système universitaire, de ses pratiques, de sa gestion, de ses acteurs et de ses partenaires (universitaires, étudiants, politiques, économiques, ...).


2) Quelles sont vos motivations pour assumer cette charge ?

J'ai répondu favorablement à la sollicitation du président Khaled BOUABDALLAH pour plusieurs raisons. Outre le fait que je mesure et que j'ai apprécié l'importance du travail accompli lors de son premier mandat, la raison la plus importante est que nous partageons certainement la même vision de ce que peut et doit être l'Université Jean Monnet, au service de ses étudiants et de la recherche, ancrée sur son territoire, avec ses caractéristiques socio-économiques, et en même temps ouverte à l'échelle régionale et à l'international. Accepter la charge de la vice-présidence aux moyens et au patrimoine est une nouvelle façon de mettre mes compétences acquises au service de cette université. C'est aussi un nouveau challenge dans un contexte national et international difficile marqué par la diminution des moyens publics et la nécessité d'en optimiser l'utilisation dans l'intérêt commun.

3) Dans quel esprit comptez-vous exercer cette fonction ?

Je suis plus volontiers dans l'action que dans le discours. J'aborde donc la fonction avec pragmatisme, comme j'avais abordé celle de directeur de la Faculté des Sciences et Techniques. Ma méthode de travail qui a plutôt bien fonctionné, je crois, consiste à favoriser l'écoute, le dialogue et la concertation pour rechercher des solutions partagées aux différentes questions et problèmes à résoudre. Elle passe par une ouverture d'esprit que je vais m'efforcer d'avoir la plus large possible, parce que je ne crois pas aux a priori et aux solutions uniques, uniformes voire dogmatiques qui marcheraient pour toutes les situations. Elle passe aussi par une bonne connaissance des dossiers qu'il faut s'approprier pour pouvoir les traiter efficacement, par la capacité à faire des choix argumentés et à s'appuyer sur l'expérimentation pour valider certaines propositions.

Publié le 14 mai 2012