Camille Chapuis : étudiant engagé et écrivain

Camille Chapuis : étudiant engagé et écrivain

Rencontre avec Camille Chapuis, un étudiant engagé sur le plan associatif, pour son université et passionné par l’écriture.

- Quel est ton parcours ?
Je suis titulaire d'un baccalauréat Littéraire mention AB du lycée Notre-Dame du Château à Monistrol-sur-Loire.
Je suis actuellement en L3 LEA Anglais-Espagnol et Arabe. J'ai intégré la troisième année de LLCER Espagnol en troisième année option Portugais pour avoir une double licence et rentrer en master I recherche espagnol.

Lors de ma deuxième première année (2012) j'ai repris RELEASE (association Rassemblement des Langues Étrangères A Saint-Etienne) en tant que président et suis resté à sa tête pendant trois ans (2012-2013 / 2013-2014 / 2014-2015) jusqu'à novembre 2015 où j'ai laissé mon poste pour pouvoir me concentrer sur d'autres projets et occupe aujourd'hui le(s) poste(s) suivant(s) : Vice-Président / Trésorier / Porte-Parole (ça fait un peu long donc je me contente souvent du premier ou du deuxième en fonction de la demande qu'on me fait).

Constamment délégué entre ma deuxième L1 et la L3, j'ai fait de même en LLCER espagnol L3.

Elu étudiant au conseil d'UFR ALL entre 2014 et 2016, je viens d'être réélu ce 11/02/16 (Mandat FASEE).
Elu suppléant au CSVU entre 2014 et 2016 j'ai aussi été réélu en octobre 2016 (Mandat FASEE).


- Pourquoi t'engages-tu pour l’association RELEASE ? Qu'est-ce que cela t'apporte sur le plan personnel et professionnel de t'investir pour RELEASE ?
J'ai repris RELEASE parce que, la dernière présidente, Virginie quittait la fac après deux ans de mandat. Elle avait été excellente, et personne ne voulait vraiment reprendre l'association. Au début, c'était plutôt par nécessité que par véritable envie, puis au bout de quelques mois je me suis pris au jeu et ai fini par y trouver du plaisir. L’organisation d'événements, de rencontres, de voyages, de projets a fini par me plaire et est devenu un véritable engagement.

J'ai décidé de laisser le poste de président après trois ans car je pensais qu'un nouveau souffle serait intéressant pour l'association, mais le bureau a demandé à ce que je reste pour former les nouveaux et parce que RELEASE est devenue bien plus qu'une simple association pour nous, mais aussi une seconde famille.

Après avoir remarqué que le poste de Trésorier n'intéressait pas grand monde, j'ai décidé de m'y remettre. En effet pendant quelques années au lycée je faisais partie de l'association « Solidarité Enfants » qui prêtait main-forte à l'hôpital du Puy-En-Velay, et occupais le poste (surtout honorifique) de trésorier adjoint. J'ai donc renoué avec ce que je savais sans doute le mieux faire.

Je suis également Vice-Président car la toute jeune présidente voulait avoir quelqu'un « avec de la bouteille » sur qui compter, et porte-parole car à force de faire partie de l'UFR ALL, du CSVU, du conseil d'administration de la FASEE, du conseil du département LEA et LLCER mon expérience m'a permis de faire entendre ma voix facilement et ne pas être gêné lors de discours en public.

Sur le plan personnel c'est parfois fatiguant, on ne compte plus les réunions de bureau où nous finissons par nous engueuler monstrueusement, mais après quelques réunions houleuses on n'y fait plus beaucoup attention et les membres du bureau sont devenus de véritables amis.
Au niveau professionnel, je n'ai pas encore eu l'occasion de beaucoup me servir de ce que RELEASE avait pu m'apprendre, mais je ne compte plus non plus le nombre de choses que l'association m'aura apprises et que mes deux licences n'avaient pas vocation à faire, que ça soit sur le management d'équipe, les relations avec nos partenaires, des discours en public, la tenue d'un conseil d'administration etc. A partir du moment où l'on doit s'occuper d'une structure dotée d'un CA et ayant un budget annuel je ne trouve pas cela bien différent de la tenue d'une entreprise. A la différence que RELEASE n'a pas vocation à faire de bénéfice mais avoir au moins un exercice stable.

- Tu es ambassadeur pour l'UJM, en quoi cela consiste ? Pourquoi vouloir devenir ambassadeur de ton université ?
Nous avons pour mission de représenter nos composantes (ALL pour ma part) dans les lycées, les forums, à l'université elle-même lors des rencontres avec les lycées, lors de la tenue de stands, et nous sommes amenés à sillonner les départements limitrophes pour faire cela. Je suis, par exemple, allé plusieurs fois à Lyon pour des forums de l'enseignement supérieur, ou encore à Roanne, Montbrison, Feurs, Monistrol...

J'ai souhaité devenir un ambassadeur afin de rendre mon parcours plus logique, en effet d'abord délégué, puis président de RELEASE, et enfin membre de l'UFR et du CSVU, j'ai fini par voir depuis tous les paysages possibles les moindres recoins de ma composante, et par connaître les rouages de la fac ALL, ainsi lorsque je réponds aux lycéens, c'est tour à tour l'étudiant en double licence, l'ancien président, et l'élu étudiant qui répond et je pense ainsi pouvoir m'adapter à un plus grand nombre de questions.

- Tu as écrit un livre ? Qu'est-ce qui t'as poussé à écrire et sortir ton livre ? As-tu d'autres projets d'écriture ? Souhaites-tu devenir écrivain ?

J'ai écrit un livre « Les Anges ne dorment jamais » Tome 1.
Comme « Tome 1 » l'indique j'ai l'intention d'en faire un deuxième, voire un troisième. Les personnages ont encore beaucoup de choses à vivre et pour le moment une trilogie est certaine. Je ne m'interdis pas de trouver d'autres aventures à leur faire vivre, mais pour le moment terminer l'action n°1 sera le seul projet, et il reste énormément de choses à faire à ce niveau-là !

Pourquoi écrire ? Bonne question... Sans doute par nécessité parce que je ressentais le besoin pressant de poser des mots sur des sentiments, des idées, des images, un monde.
Mon grand-père jouait de la musique lorsqu'il était en vie, et voir la capacité qu'il avait de créer des émotions ou de les rendre plus fortes grâce à son art m'a toujours impressionné et alors que le fait de jouer d'un instrument ne se faisait pas si puissant que cela, le fait d’écrire, lui, l’était de plus en plus.
J'ai d'abord commencé par de petits poèmes pleins de fautes d'orthographe mais qui permettaient de laisser transparaître ce que, lorsque l'on est adolescent, on ne peut pas dire, et finalement un personnage y est devenu récurrent.
J'ai fini par lui créer un monde, un univers, une façon d'être, une motivation, c'était une manière de m'échapper un peu de moi-même, mes années au lycée n'étaient pas évidentes, certains faisaient du sport, mangeaient, moi j'ai décidé d'écrire.
Finalement ce personnage m'a plu et son monde aussi, alors j'ai travaillé ça. La musique n'a pas délaissé pour autant mon écriture, et lorsque j'écris je le fais la plupart du temps avec mes écouteurs sur les oreilles. Je me suis rendu compte que le courant romantique me plaisait énormément et que cette façon d'écrire m'attirait plus que tout. Les émotions sont très importantes pour moi, les sentiments, le temps qui passe, la joie, la tristesse, surtout la tristesse, étonnamment je trouve plus de chose à dire sur la tristesse ou le spleen, j'ai plus d'inspiration à ce sujet. Et tout cela grâce à mon grand-père et à sa musique.

Ainsi à la question « voudrais-tu devenir écrivain », je suis obligé de répondre oui, obligé car je trouve un peu orgueilleux de vouloir choisir « d'être ce que les autres accepteront que nous soyons ou non ». En effet, la véritable question que je me pose tous les jours est plutôt « est-ce que je fais suffisamment vibrer mes lecteurs pour qu'ils veulent que je sois écrivain ? » et s'ils répondent oui, alors je serai ravi de continuer et de finir par en vivre....

Résumé de « Les Anges ne dorment jamais »
Comté du Devon, Angleterre.
En septembre 1707, Annabelle O’Brian, comtesse du Devon, est retrouvée assassinée sur la berge de son manoir. Seuls indices, une plume sombre et quelques gouttes de sang.
Trois cents ans plus tard, la vie du jeune Liam ne sera plus jamais la même.
Après deux longues semaines passées dans le coma à l’hôpital d’Exeter à cause d’une violente agression, le jeune homme se réveille sans aucun souvenir de son accident, mais avec une unique image en tête : le visage de la comtesse.
À travers un voyage aux confins du réel, accompagnez ce héros à la recherche de son passé, mais aussi de son futur, bien décidé à savoir qui, ou quoi, a failli mettre fin à ses jours...

Crédits photos : MA Photographie

Publié le 17 février 2016