Guten Tag Berlin !

Guten Tag Berlin !

Rencontre avec Armelle, étudiante en 3ème année de médecine, qui a effectué son premier semestre de l’année universitaire en Allemagne.

-Si tu avais un mot pour décrire ton premier jour  ?
Pour mon premier jour à Berlin, le mot qui me vient à l'esprit est « surprenante » car oui j'ai été surprise par l'extravagance des Berlinois.
Pour mon premier jour à l'université, j'ai été très impressionnée  par les moyens mis à la disposition des étudiants pour qu’ils étudient dans de bonnes conditions.

- Pourquoi avoir choisi d’étudier à l’étranger ?
Tout d'abord, et le plus évident, l'apprentissage de la langue sur place. Pour espérer devenir bilingue, il faut pratiquer et quoi de mieux que d'être dans le pays d'origine pour parler et écouter cette langue
Vient ensuite la découverte d'une autre culture. C’est intéressant de voir d'autres modes de vie, d'autres organisations. Cela donne une plus grande ouverture d'esprit et un esprit plus critique sur ce qui se fait en France. Vous vous rendez vite compte que bien des choses sont meilleures à l'étranger mais la France garde aussi de nombreux points forts.

- Comment t’es-tu préparé(e) ? As-tu bénéficié d’aides financières ?
Étant boursière, j'ai pu bénéficier d'une bourse d'aide au départ en plus des bourses Erasmus+ et Explora.  Ce qui m'a le plus inquiétée avant mon départ c'était le logement. Il y avait plusieurs possibilités : appartement pour moi toute seule ou une colocation.
J’ai choisi d’être seule en appartement. Malheureusement, à Berlin, l’offre n’est pas adaptée à la demande. C’est très difficile de trouver quelque chose pour un séjour inférieur à six mois et les listes d’attente sont très longues. J’ai tout de même réussi à trouver un appartement près du centre et de l’université. J’étais désespérée de ne rien trouver. Il y avait plusieurs liens sur le site web de la fac pour des courts séjours. Je suis allée sur Wimdu.com et j'ai obtenu un appartement pour les deux premiers mois. Puis, une fois sur place et après avoir été en contact avec le propriétaire, je lui ai exposé ma situation. Il a donc accepté de me laisser son appartement jusqu’à la fin de mon séjour. Cela m’a coûté 430€ par mois.

- Quelles étaient les différences avec la France au niveau de la vie quotidienne et de la vie universitaire ?
Au niveau de la vie quotidienne, le plus cher pour moi c'étaient les transports en commun. Il faut savoir que Berlin est une grande ville divisée en 3 zones :  A, B et C parcourues par le métro , train urbain, bus et tram. Pour pouvoir finaliser mon inscription à la fac, il a fallu que je paie un « semester ticket » d'une valeur de 215€ qui est un pass illimité pour les 3 zones de Berlin. C’est valable pour tout le semestre et il faut le renouveler pour le deuxième.
Au niveau des loisirs et de l’alimentation, Berlin offre un large choix d’activités selon les goûts et dans des prix très abordables.

L'université a 3 campus : Charité Mitte, Vichow Klinikum et Benjemin Franklin Klinikum.
Nous avons eu une réunion avec les responsables du pôle international et les étudiants du groupe Erasmus+. On nous a distribué un pack de bienvenue avec des plans des différents campus et différentes informations utiles.
Pour les cours, il y en a pour lesquels la présence est obligatoire :
•    SPU-PNU : à l’hôpital - rencontre avec des patients  
•    Pratikum : TD d'anatomie microscopie
•    Seminar : cours magistral
•    KIT :  simulation d'entretien d'anamnèse médical avec un acteur dans le rôle du patient qui simule une pathologie qui peut être psychiatrique ou physique ou bien encore sociale
•    POL : petits groupes d’études encadrés par un prof où les étudiant s’entraînent à faire des diagnostics, propositions d’examen complémentaire, de traitements et de prise en charge sur un cas clinique donné par le professeur
•    Interactive fallbesprechung : on discute avec le professeur et les autres groupes des cas rencontrés durant la SPU-PNU

Pour certains cours, un carnet de présence est à faire signer par le professeur à la fin du cours. 85% de présence est requis à la fin du semestre pour pouvoirs s'inscrire aux partiels.
Puis, il y a les cours non obligatoires sous forme de conférences.

- Si tu en avais la possibilité, quel élément du fonctionnement universitaire de ce pays mettrais-tu en œuvre en France ?
Les cours obligatoires se font sous forme de petits groupes de maximum 5-6 étudiants (il y a environ  une quarantaine de groupes). Chaque mois du semestre correspond à une seul matière, cela permet de se concentrer pleinement sur cette discipline.

- Qu’attends-tu de cette expérience internationale ?
Améliorer mon allemand, ouverture d'esprit, rencontres, ça va être une expérience enrichissante j'en suis sûre !

Si vous aussi vous voulez partir étudier à l'étranger, prenez contact avec la Direction de l'International de l'UJM

Publié le 14 avril 2016