Le Programme d'échanges ORA fête ses 25 ans

« Ce fut la meilleure année étudiante que j’ai passée et de loin. »

À l’occasion des 25 ans du programme ORA (Programme d’échanges étudiants entre le Canada et Rhône-Alpes), rencontre avec Matthieu.
Matthieu est un ancien étudiant de l’UJM. Il a pu partir au Canada, au cours de son Master, grâce au programme ORA.

Parlez-nous de votre parcours universitaire.
Après mon Bac ES, j’ai décidé de rejoindre l’IUT Jean Monnet pour me spécialiser en Techniques de Commercialisation. Ce fut deux années particulièrement denses mais très formatrices, avec beaucoup de projets tutorés et de stages en entreprises. J’ai ensuite postulé à l’IUP Jean Monnet où j’ai été accepté pour intégrer la Licence Sciences de Gestion puis le Master 1 Management International. C’est d’ailleurs au cours de cette année que j’ai participé au programme ORA. En rentrant du Canada, j’ai effectué mon Master 2 à l’IAE Lyon 3 en Master European Business Realities, une formation entièrement en anglais et dont le dernier semestre est un stage à l’étranger. À cette occasion je suis parti travailler 9 mois en Angleterre.
 
Où êtes-vous allé grâce au Programme ORA ?
Lorsque j’ai postulé pour le programme, j’ai listé 3 vœux par ordre de préférence : Carleton University à Ottawa, Guelph University à Guelph et l’université de Ryerson à Toronto. Mon premier choix a été accepté et le 19 août 2007 je suis parti pour Toronto pour le séminaire d’intégration ORA qui avait lieu à York University et quelques jours plus tard je me suis rendu à Ottawa.
 
Qu’est-ce qui vous a poussé à partir ?
J’ai toujours adoré voyager, découvrir de nouvelles cultures, rencontrer de nouvelles personnes, il était donc évident pour moi de partir étudier au moins un an à l’étranger. J’avais le choix entre plusieurs destinations européennes et le Canada, mais j’ai choisi l’éloignement et le grand froid ! Dans tous les cas, je souhaitais vivre dans un pays anglophone pour améliorer mes compétences en anglais.
 
Combien de temps êtes-vous parti ? Qu’avez-vous étudié ?
Je suis parti étudier un an sur deux semestres. J’ai principalement suivi une formation en marketing et management international avec des cours sur les différences d’implantation d’entreprises selon les pays, les divers profils de consommateurs dans le monde…j’avais 4 cours par semestre, soit 12 heures de cours. C’était assez intense au début, ne serait-ce que sur la pratique et la compréhension de la langue anglaise. Nous avions aussi beaucoup de projets en commun et de présentations orales. On entend parfois que les professeurs sont moins regardants pour les étudiants en échange : je ne suis pas d’accord, je dirais qu’ils sont plus disponibles mais au final si les efforts ne sont pas là, les notes ne suivent pas…
Nous avons eu en début d’année 2 journées d’intégration organisées par le service international de Carleton. Cela m’a permis de rencontrer d’autres étudiants étrangers, en plus de ceux rencontrés lors du séminaire ORA à Toronto. De plus, tout au long de l’année, cette association organisait des évènements, nous avions vraiment beaucoup de chance.
Les premiers mois, j’ai beaucoup profité de l’été indien canadien. Puis en novembre … l’hiver est arrivé, et pas n’importe lequel puisque c’était l’hiver le plus enneigé et froid depuis 60 ans ! Très marrant au début, on se rend vite compte qu’il faut quand même bien se préparer à affronter l’hiver et les températures négatives. J’ai depuis passé 3 hivers au Canada, et je dois avouer que le dernier a eu raison de moi…
 
Qu’est-ce que cette expérience internationale vous a apporté sur le plan professionnel et personnel ?
Tout d’abord, cette année à l’étranger a contribué à l’amélioration de mon niveau d’anglais tant à l’oral qu’à l’écrit, et ce de manière incomparable avec mon niveau de départ. D’un point de vue professionnel, cette année m’a permis de développer de nouvelles compétences en marketing et notamment au niveau international, avec une compréhension des enjeux au niveau global. Néanmoins, aucun stage en entreprise n’était possible, ce qui limite le développement professionnel par rapport à une année en France.
D’un point de vue personnel, cette année a développé ma curiosité, ma soif de savoir, et mon envie de voyager pour découvrir le monde. J’ai rencontré des personnes fantastiques, aujourd’hui des amis, qui habitent aux quatre coins du globe et que je revois, certes moins souvent, mais avec qui je suis régulièrement en contact. J’ai également gagné en autonomie et en gestion de mes moyens financiers, et plus globalement en « débrouille ».
 
Aujourd'hui, où travaillez-vous et quelles sont vos missions ? Est-ce que vous utilisez l’anglais ?
Je travaille aujourd’hui à Saint-Etienne Métropole, au sein de la Direction Marketing. Je n’utilise pas l’anglais au jour le jour (j’ai néanmoins eu l’occasion de faire des présentations du territoire en anglais, bien que ce ne soit pas ma mission première). Cependant, à la suite de mon année d’étude j’ai fait un stage en Angleterre, puis je suis retourné au Canada pendant près de 2 ans. J’ai notamment travaillé à la Monnaie Royale Canadienne en tant que guide bilingue, où la maîtrise de l’anglais était indispensable. À la suite de cela, j’ai été embauché à Lyon, grâce à mes compétences en anglais, pour organiser des évènements professionnels à Paris, San Francisco, Los Angeles, et Shanghai. 80% des clients et des fournisseurs étaient anglophones, une excellente maîtrise de l’anglais était donc nécessaire. J’adore cette langue, et je dois avouer que cela me manque de la pratiquer au quotidien.
 
Avec du recul, que diriez-vous à nos étudiants qui hésitent à partir via ORA ?
Qu’ils n’hésitent pas ! Ce fut la meilleure année étudiante que j’ai passée et de loin. Bien sûr, cela demande de partir vers l’inconnu, seul, loin de sa famille, de ses amis, de sa routine. Mais une fois sur place, les rencontres, les voyages, les nouveautés… c’est vraiment une année à part dans la vie d’un étudiant. Le programme est fait de telle façon que l’on est accompagné dès la France, grâce à des séminaires en Rhône-Alpes, puis un autre sur place à Toronto. Bien sûr, cela demande aussi des moyens financiers et de ce côté-là je dois remercier la région Rhône-Alpes et le département de La Loire, sans qui je n’aurais pu partir, même si j’avais travaillé 4 mois avant mon départ. Pour conclure : foncez !

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Publié le 6 avril 2016