Témoignage Amandine Montazeau

Amandine : étudiante en biologie animale et passionnée de dessin

Amandine Montazeau a deux passions : le dessin et la biologie animale. Etudiante en 3ème année de licence de Biologie Animale, elle dessine pendant son temps libre. Pourquoi le dessin et les animaux ? Comment allie-t-elle les deux ? Quels sont ses projets personnels et professionnels ? Rencontre avec cette étudiante passionnée.

« Peux-tu te présenter ? »
J’ai 20 ans. Je suis venue à Saint-Etienne, il y a 3 ans pour ma licence, car je savais déjà que je voulais faire le Master Ecologie-Ethologie. Je fais du dessin à côté de mes études. Je participe à des expositions, sous le nom de « Ma Patte laisse des Traces », pour partager mon travail en plus des réseaux sociaux (Facebook, Instagram et Pinterest).


« D’où te viennent ces deux passions pour l’art et les animaux ? »
Au moment de choisir mon orientation, le dessin était pour moi un loisir et c’est donc naturellement que je me suis orientée vers des études scientifiques dans la biologie animale.  
À la maison, on a toujours eu des petites bêtes qui ont fait que j’aimais beaucoup ce rapport que l’on a avec les animaux. Au collège, je tenais des blogs sur la défense animale, je m’investissais beaucoup. J’ai fait mon stage de troisième dans un centre d’élevage et de réintroduction d’une espèce d’oiseau et durant le lycée j’ai fait plusieurs stages chez des vétérinaires. Donc, c’était naturel pour moi de travailler sur les animaux plus tard.
Ma passion du dessin, je la dois à mes grands-parents et à mes parents qui me faisaient faire du dessin, de la peinture, du collage, du découpage, du montage, des puzzles, des mosaïques, etc.
J’ai commencé à dessiner des animaux réalistes en primaire ; puis, au collège, je me suis intéressée à la culture asiatique et c’est là que j’ai commencé à dessiner des mangas. Au lycée, j’ai dévié sur le dessin réaliste et les portraits.


« Que dessines-tu et pourquoi ? »
J’ai plusieurs styles (réaliste, manga, comics), plusieurs types de sujets (personnages, animaux)  avec plusieurs techniques. Cela fait 5 ans que je fais des portraits réalistes, c’est ce que je préfère. Je fais des portraits d’enfants, de stars asiatiques, de personnages de séries, d’animaux. J’aime donner vie à la feuille à partir de rien. Chaque détail est important et il faut être patient et exigeant envers soi-même pour que le dessin soit réussi. Cette année, j’ai essayé plein de nouvelles techniques : aquarelle, encre de Chine, pastel. En ce moment, je débute l’illustration à l’encre de Chine et j’aimerais m’orienter vers un style plus épuré et plus fantastique. 


« Comment fais-tu pour concilier tes études et ta passion pour le dessin ? »
Au lycée, j’ai suivi une option Arts Plastiques avec mon cursus scientifique. C’était très enrichissant pour moi : j’ai pu utiliser d’autres techniques que le dessin (sculpture, peinture sur différents supports, montage photo, maquette, vidéo) et j’ai ensuite présenté mon projet artistique au Bac. Parallèlement à mon option, je me suis mise au dessin réaliste dans le temps libre qu’il me restait, pour ça j’ai fait le choix d’arrêter le sport et la musique…
J’ai ensuite intégré l’Université Jean Monnet pour étudier la biologie et j’ai essayé de continuer à faire du dessin réaliste. Je me suis énormément entrainée pour progresser par moi-même. Mais j’ai toujours fait passer les études en premier car je savais que je voulais aller en master.  Malgré tout, ces 3 années de licence ont vraiment été très riches en challenges et innovations.
Ça été très dur au début de trouver un juste milieu. J’avais beaucoup de mal à ne pas culpabiliser lorsque je dessinais alors que j’avais du boulot. Mais j’ai fini par comprendre que quand je n’arrivais plus à bosser, faire une pause dessin me permettait de mieux travailler après. Maintenant, j’ai du mal à arrêter de dessiner pour travailler ! Bon, dans l’ensemble, ça se passe bien, je me fais un planning dessin / cours pour la semaine et, du coup, j’arrive à m’en sortir.


« Tu as participé au Festival JapanTouch HARU les 9 et 10 avril 2016 à Lyon Eurexpo. Etait-ce la première fois que tu exposais sur un salon aussi important ? Comment as-tu vécu ces deux jours ? »
Oui j’ai participé à la Japan Touch Haru à Eurexpo début avril. En fait, c’est la troisième fois que je fais ce salon (le premier était en avril 2015) et j’avais aussi exposé un mois dans une grande librairie à Lyon. Mais l’expo de cette année a été la plus enrichissante pour moi, ça a vraiment été un tournant dans la vision de mon avenir. Ce salon m’a demandé une grosse préparation en amont avec beaucoup de doutes et d’investissements, tant personnels que financiers. Je ne savais pas si ce que j’allais proposer allait plaire mais, tout compte fait, mes nouveaux essais artistiques ont été très appréciés et j’en suis vraiment très heureuse. J’ai vécu ces deux jours comme un mélange de bonheur et de stress intenses. J’ai pu échanger avec énormément de gens par rapport aux fois précédentes. C’est ça que j’aime dans les salons et qui me donne envie de continuer à partager mon travail lors de tels évènements.


« As-tu des projets pour les mois à venir (expos, salons….) ? »
Ce qui est sûr, c’est que je vais exposer au Festival Hero Day le 15 mai à Bourg-en-Bresse. Je pense peut-être participer à des salons en septembre et il y a de grandes chances que je participe à la Japan Touch de décembre. En attendant, je vais travailler très dur pour créer mes propres illustrations. 


« Comment vois-tu ton avenir professionnel ? »
J’ai l’idée un peu folle de lier mes deux passions : travailler dans l’illustration en sciences animales ! 

 

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Publié le 20 avril 2016