[PROJET] Un peu de Saint-Étienne dans l’ISS

[PROJET] Un peu de Saint-Étienne dans l’ISSLe projet LUMINA envoyé dans l'espace

LUMINA, un outil permettant de mesurer les radiations dans l'espace, a été envoyé pour une mission scientifique dans l'ISS ! Cet outil développé par le Laboratoire Hubert Curien, est constitué d’une fibre optique, la même qui sert à nos réseaux internet, qui a la particularité de s’obscurcir lorsqu’elle est exposée aux radiations.

La radioactivité est présente partout autour de nous à l’état naturel. Dans les roches, dans les fruits, dans l’air… Mais bien qu’on la pense souvent associée à des risques pour la santé, elle est la plupart du temps totalement inoffensive.

Cependant, dans certaines situations, les radiations peuvent être dangereuses si l’on s’y expose à forte dose ou de manière prolongée.
C’est notamment le cas pour les astronautes, lors de leurs voyages dans l’espace. Le soleil émet des particules solaires, comparables aux radiations produites par le nucléaire. Sur Terre, nous sommes protégés par le champ magnétique de notre planète. Mais plus on s’éloigne dans l’espace, plus on est exposé à ces radiations ! Dans ce contexte, le danger est réel pour les personnes qui s’y aventureraient.

L’équipe du Laboratoire Hubert Curien de l’UJM et du CNRS menée par Sylvain Girard (associé à la société Exail, au CNES et au CERN) a mis au point LUMINA, un outil permettant de mesurer ces radiations. Cet outil est constitué d’une fibre optique, la même qui sert à nos réseaux internet, qui a la particularité de s’obscurcir lorsqu’elle est exposée aux radiations. Ainsi, si la fibre optique devient sombre, on saura que des particules solaires sont passées par là, avec une grande précision.

En 2021, après de nombreux tests en laboratoire, LUMINA a été envoyé à bord de l’ISS, pour surveiller en temps réel la nature et la dose des radiations reçues par la station et ses occupantes et occupants, afin de pouvoir mieux les protéger à l’avenir lors des vols spatiaux. Ces travaux menés à Saint-Étienne ont été présentés par la NASA, dans un article sur leur site officiel.

D’autres résultats montrant la capacité de LUMINA à détecter l’Anomalie du Sud Atlantique (une zone connue pour être davantage soumise aux radiations) et certaines tempêtes solaires ont été récemment publiés par Martin Roche, doctorant CNES/Exail au Laboratoire Hubert Curien.

Riche de ces premiers succès, l’équipe travaille sur de futurs projets spatiaux, notamment la poursuite des recherches avec l’ISS ainsi que l’instrumentation de nanosatellites.

📷 ESA/NASA