Prix Jane Goodall Emilie Rojas

Une doctorante remporte le 3e prix du Jeune chercheur de l'Institut français Jane Goodall

Émilie Rojas, doctorante en éco-acoustique à l’université Jean Monnet, vient de remporter le 3e prix du jeune chercheur attribué par le Jane Goodall Institute France, qui récompense ses recherches menées sur la relation Homme/animal.

Depuis 2021, le pôle scientifique du Jane Goodall Institute France met à l’honneur 3 chercheuses ou chercheurs pour confirmer l’excellence des travaux d’étudiants à l’aube de leur carrière scientifique, de leur offrir une aide financière afin de poursuivre leurs recherches et permettre une meilleure visibilité de leurs travaux.

Émilie Rojas

Doctorante en éco-acoustique à l’université Jean Monnet 

Émilie Rojas étudie l’effet de la pollution sonore liée aux activités humaines sur les communautés aquatiques (vertébrés et invertébrés) en eau douce.
De plus en plus d’études se concentrent sur les effets du bruit en milieu marin, cependant l’eau douce regroupe plus de 100 000 espèces, qui sont malheureusement en déclin depuis de nombreuses années tandis que les activités humaines ne sont que croissantes au niveau de ces écosystèmes. En effet, avec l’essor du commerce fluvial, de la pêche et des activités nautiques, les écosystèmes aquatiques sont soumis à de nouvelles pressions environnementales : les pollutions sonores d’origine anthropique.

Comment réagissent les communautés aquatiques face à ce stress ? Cela engendre-t-il des changements dans la mobilité, l’alimentation ou encore la distribution spatiotemporelle des individus et altère le fonctionnement des écosystèmes ?
Les recherches d’Emilie intitulées « Pollution sonore et invasion biologique ; réponse multi-échelle aux communautés aquatiques » ont pour vocation de comprendre les conséquences des activités humaines sur les communautés aquatiques d’eau douce, où des espèces locales et étrangères coexistent. Les activités humaines perturbent acoustiquement les milieux aquatiques mais sont également responsables de l’introduction de nombreuses espèces envahissantes, devenues invasives grâce à une grande adaptabilité, qui contribuent à l’érosion de la biodiversité. C’est pourquoi la notion d’espèces invasives est inclue dans ce projet, afin de comprendre la réponse globale des communautés aquatiques au stress acoustique.

Découvrez le portrait d'Émilie Rojas réalisé par la CSTI





Publié le 1 février 2022