Pleurs des bébés : il faut parler d’instinct universel et non plus d’instinct maternel
Le résultat des recherches menées conjointement par trois structures stéphanoises tend à faire tomber un certain nombre d'idées reçues sur la réaction cérébrale des femmes et des hommes face aux pleurs de douleur d’un bébé.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, aucune étude sérieuse n’avait jusqu’à présent été réalisée sur le sujet.
Trois groupes stéphanois aux expertises scientifiques complémentaires ont décidé d'y remédier :
- l'équipe de Neuro-Éthologie Sensorielle (ENES) spécialisée en bioacoustique
- l'équipe Neuropain dédiée à la compréhension de l’intégration de la douleur au niveau cérébral
- le service de néonatologie du CHU de Saint-Étienne
L'instinct maternel, un mythe
« Il y a bien quelques nuances entre femmes et hommes en ce qui concerne la proportion relative d’activation de certaines régions cérébrales du connectome, explique Nicolas Mathevon, chercheur à l'UJM, mais en réalité elles sont mineures et largement supplantées par le poids de l’expérience personnel et du degré d’empathie. Sur le plan évolutif, les êtres humains sont ce que l’on appelle une espèce “à élevage coopératif”, comme certains primates et oiseaux : le bébé n’est pas exclusivement soigné par sa mère mais par un groupe social. Il est donc logique que chacun et chacune soit apte à comprendre le petit pour le préserver et perpétuer l’espèce » poursuit-il.
Les chercheurs mobilisés :
Nicolas Mathevon et David Reby sont chercheurs à l’Université Jean Monnet au sein de l’équipe Neuro-éthologie sensorielle du CRNL - Centre de recherche en neurosciences de Lyon (Inserm/CNRS/Lyon).
Camille Fauchon et Roland Peyron sont chercheurs dans l'équipe Neuropain au CRNL.
Hugues Pathural est PUPH à l'Université Jean Monnet Saint-Étienne et SAINBIOSE au CHU de Saint-Étienne.
L'Université Jean Monnet est fière de ce succès et de son retentissement académique autant que médiatique à l'échelle internationale. Ce travail de recherche mené depuis de nombreuses années confirme le potentiel scientifique des collaborations entre des équipes universitaires et hospitalo-universitaires et la force de la coopération entre une Université et un CHU.
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