Campus Tréfilerie

RESTRUCTURATION DU CAMPUS TRÉFILERIE

Le projet de l’Université Jean Monnet pour la restructuration de Tréfilerie dessine aujourd'hui un campus moderne et éco-responsable. Ce cadre de vie prend forme avec l'ouverture du parc du campus et la construction d’un bâtiment neuf qui regroupera une offre de restauration, un pôle de vie étudiante ainsi que des espaces de travail et de formation.

L'ambition du projet 

Le projet de l’Université Jean Monnet pour la restructuration du campus Tréfilerie mixe les projets architecturaux, paysagers et environnementaux avec la création de nouveaux services ou l’amélioration des pratiques fonctionnelles en place. Ce projet d’envergure s’inscrit dans la démarche de responsabilité environnementale et sociétale de l’établissement. Il se caractérise notamment par la transformation du campus en une zone piétonne et par la rénovation thermique des bâtiments.

© Direction de la communication | Université Jean Monnet 

Le nouveau campus quelques chiffres :
• 7 856 étudiants
• 7 bâtiments soit 20 000 m² réhabilités thermiquement et fonctionnellement
• Construction d’un bâtiment neuf de 3 175 m² pour la vie de campus et les enseignements
• Création d’un parc de campus de 15 000 m²
• Durée des travaux : 2020-2024

Un projet immobilier à forts enjeux

Le campus Tréfilerie est le berceau de l’université stéphanoise construit dès 1969 en centre-ville, en lieu et place d’une ancienne caserne militaire. Il est le campus originel, dédié aux Sciences Humaines et Sociales et de facto le plus référent des campus de l’espace universitaire Jean Monnet. Composé de 4 sites, Chevreul, Papin, Michelet et Tréfilerie considéré comme le cœur du campus, il accueille, en 2020, un peu plus de 8 000 étudiants, 265 enseignants chercheurs et 310 personnels administratifs. Il abrite la gouvernance de l’UJM.

Ses atouts sont nombreux et essentiellement attachés à sa situation urbaine qui lui confère une excellente insertion le long de la grande rue, une très bonne desserte depuis les axes routiers et le tramway et une visibilité enviable. Mais il n’en demeure pas moins que cet ancien campus souffre de l’hétérogénéité de sa construction (opérée en plusieurs phases de 1969 à 2011), de ruptures et de fermetures physiques dans sa composition, de l’éclatement de ses entités générant le mélange de ses fonctions… Cela concourant à un déficit évident de fonctionnalités et d’image.

L’enjeu principal de sa restructuration, autorisée par les financements du Contrat de Plan Etat Région 2015-2020, est de mettre en œuvre simultanément des projets de nature diverse mais complémentaires en mesure de corriger ces faiblesses et de faire naitre de nouveaux atouts pour que Tréfilerie retrouve toutes ses parts d’attractivité et se rapproche des standards internationaux. Cela a conduit à valider un programme riche et très ambitieux, recherchant les meilleurs leviers pour initier la profonde transformation du campus et l’engager sur la voie de sa modernisation. Parmi ceux-ci, la gouvernance de l’UJM a retenu l’idée de mixer les projets architecturaux, paysagers et environnementaux avec la création de nouveaux services aux usagers ou encore l’amélioration des pratiques fonctionnelles en place.



L'entrée du campus reconfigurée depuis la station de tramway.

Les projets architecturaux et paysagers :

  • l’émergence d’un parc de campus clos d’une belle grille ouvragée, vecteur d’unité spatiale, de visibilité et d’insertion de l’université dans la ville comme d’une plus grande sécurité des usagers ;
  • la démolition du RU actuel et des bâtiments A, B, C ;
  • la construction d’un bâtiment neuf regroupant une offre de restauration renouvelée, un pôle de vie étudiante spécifique et élargi, des espaces de travail et de formation pour le SUFC, le CILEC et l’IT, des salles de cours mutualisées ;
  • la requalification du bâtiment E pour l’accueil de la composante Droit et du CERCRID ;
  • la requalification du bâtiment F pour la composante IAE ;
  • la requalification du bâtiment M pour les laboratoires de recherche d’ALL et de SHS ;
  • la rénovation énergétique et fonctionnelle des bâtiments KLSH
  • la réorganisation des usages du hall de la BU

Les projets environnementaux :

  • la suppression de la rue Tréfilerie et des circulations automobiles traversant le campus, accompagnée de la refonte de l’offre de stationnement aux usagers ;
  • l’amélioration de l’enveloppe thermique des bâtiments E, F, G, M, K, L, S, H ;
  • le remplacement et l’optimisation des équipements CVC ;
  • la dés-imperméabilisation des sols du campus ;
  • la plantation d’arbres à haute tige, d’arbustes et de strates herbacées favorables à la biodiversité et à la constitution d’un îlot de fraicheur

La création de nouveaux services aux usagers :

  • la mise en adéquation de la typologie des salles de cours avec les besoins en place et à venir ;
  • la création de nouvelles salles de cours sur le site Papin, dans le bâtiment D et le bâtiment neuf ;
  • la montée en gamme de l’amphithéâtre KR1
  • la création d’une salle de thèse / salle d’exposition ;
  • la création d’une nouvelle salle des conseils
  • la création d’un espace de réception traiteur
  • la création d’une librairie dans le bâtiment neuf
  • la création d’un plateau culturel à l’usage de tous complétant les capacités de la salle de spectacle de la MDU
  • la création d’une salle de séminaire pour les laboratoires du campus
  • la création dans chaque composante, chaque laboratoire de salles de réunion et/ou de convivialité fonctionnelles ;

Une séparation plus claire des flux usagers :

  • l’émergence de nouveaux espaces de travail pour tous et notamment pour les étudiants : co-working du bâtiment neuf, terrasse plantée, parc de campus ;
  • la mutualisation des salles d’enseignement une fois les besoins des composantes attribués ;
  • la réservation en ligne de nombreuses salles de réunions et de travail ;
  • l’émergence d’un pôle recherche au sud-ouest du campus ;
  • la constitution d’un pôle numérique par le rapprochement du SUP et du service multimédia dans le bâtiment J ;
  • la constitution d’un pôle édition par le rapprochement des PUSE et la création de la librairie dans le nouveau bâtiment ;
  • l’accueil en cœur de campus des étudiants étrangers CILEC et des bénéficiaires des formations du SUFC et de l’Institut du Travail.

 

A l’issue du projet CPER  2015-2020, la transformation du campus est largement amorcée et la physionomie de Tréfilerie significativement transformée.
Le nombre de bâtiments a été réduit au profit d’une nouvelle construction plus compacte et fonctionnelle, la rénovation énergétique sur les bâtiments E, F, G et M est aboutie, le parc du campus est installé et les recompositions fonctionnelles réalisées. La rénovation du campus n’est pour autant pas totalement terminée et sera poursuivie à la faveur du CPER 2021-2027 qui porte sur la requalification du bâtiment D.

Le parc de campus depuis la rue Tréfilerie

Tous les chiffres du projet

Surfaces du programme traitées
Nouveau bâtiment : 3175 m² SDP
Bâtiment E : 829 m² SDO
Bâtiment F : 1049 m² SDO
Bâtiment G : 150 m² SDO
Bâtiment M : 544 m² SDO
Bâtiment KLSH : 5 798 m² SDO
Parc de campus : 15 665 m²

Coût
31,44 M€ TTC TDC

Financeurs
Etat : 3,9 M€
Région AURA : 17 M€
SEM : 7 M€
Participation CROUS : 1,1 M€
Participation UJM : 1,54 M€
TVA : 0,9 M€
Dont 20,9 M€ au titre du CPER 2015-2020.

Maître d’ouvrage
Université Jean Monnet

Maîtrise d’œuvre 
Gauthier + Conquet architectes
WSP ingénierie
E+C économiste
Indiggo DD, thermie
Gamba acousticien
Restho cuisiniste
Cahen et Grégory designers


Crédits images d'architectes : Gauthier Concquet Architectes et In Situ Paysagistes

La requalification du bâtiment D

© Direction de la communication | Université Jean Monnet 

Le bâtiment D sera l'un des derniers bâtiments du campus Tréfilerie à faire l’objet d’une requalification.

Ce projet vise trois objectifs principaux :
•    L’amélioration de la qualité de vie au sein du bâtiment tant pour les étudiants que pour les personnels, au travers de sa lisibilité en termes d’accès et de circulation, de son intégration dans le campus et du confort intérieur,
•    Donner de la visibilité à l’IAE en tant qu’institut au sein de l’UJM
•    Poursuivre une logique patrimoniale efficiente, en réhabilitant un patrimoine bâti existant, en optimisant les surfaces et en disposant d‘un bâtiment énergétiquement performant